CHAPITRE XVIII
jPe la response qae le duc ielt aux ambassadeurs du roy, et comment trefves feurent domiëes trois jours.
Après ce que le duc Philippe, de Bourgogne , comte de Flandres, oit oy la proposition faite par les susdits ambassadeurs du tojde Franche, de luirmesme il leur respondit en telle manière : premier, en tant (ju'ils avoient touçhié que les Anglois, anchiens çnoemis du roy , se polroient boutter en la ville de Gand, que ce il ne craignoit point; ne que pour homme qui fust vivant ne feroit paix auxdits Gantois, ses sujets, jusques à tant qu'ils se rendroient et nqiectroient à faire sa voUonté , ou les mectroit par force. Laquelle response oye par lesdits ambassadeurs, ils n'osèrent plus parler contre la voUonté du duc; mais ils feireot tant, qu'ils traictèrent de trcfves trois jours tant seulement, que le duc octroya pour l'honnçur du roy et non autrement, qui fust depuis le yingt-huitiesnae jour de juing audit an cinquante-deux, jusques au pé^ nultiesme dudit inois; et avpcq ce, à la requeste desdits ambassadeurs, baillia sauf-conduit de cer-itain nombre de Gantois pour venir, si bon leur sembloit, devers ledit duc traicter de la paix.
(i4Si) HV. J. DU CLEKGQ. ^l