CHAPITRE XXXVL
CommcfitftficQiif de FarU saUttrest; hots dé k vilk , et priédrent les fuyants de la bataille i|ai avoleot akbaadonnë le comte CharoUoli.
AvAHt que la bataille de Moi«;-le-Hépy commencha , troi^ des hérauts du roy de Franche se partirent de son ost et s'en allèrent à Paris , où ils vindr€Matenviron midit Ille^q, à son de trompe, allèrent
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jMLrmi la ville crier alarme^ et que tost on allast à l'aide du roy, lequel se combattoit au comte de Charollois; maisoncques, pour cris qu'ils fissent, la commune ne se bougea; mais Joachim-Rohault, mareàchal de Franche , avecq environ cinq cents hommes de guerre qu'il avoit avecq lui , touts à cheval, partirent prestement de Paris et s'en allèrent au pont Saint-Gloud, où ils ne trouvèrent personne des gens du comte de Charollois ; car ceux que le comte avok laissiés pour garder le pont, ils abbandonnèrent et s'enffuirent, quanl ils veirent les seigneurs d'Emeryes, Haplincourt, Inchy et autres sans nombre fuir; et disoient que le comte avoit tout perdu. Le mareschal entra dedans la ville, et touts les fuyants qui depuis y vindrent détint prisonniers, dont il y oit grand nombre, et les mena à Paris. Les sieurs d'Emeryes , Inchy et autres qui estoient passés parmi le pont Saint- Cloud, fuirent jusques au pont Saint-Maxence, cuidants passer la rivière d'Oyse; mais ils ne peurent, pour le seigneur deMouy, capitaine de Compiègne , et plusieurs gens de guerre des garnisons de Corby, Senlis, Clermont, Crespy et autres places , lesquelles avoient jà oy nouvelles de la bataille , et cuidoient que le comte de Charollois oit tout perdu , et que le roy euist eu la victoire ; pour quoi ils s'estoient assemblés, et estoient allés mectre le siège au pont Saint-Maxence, du costé vers Montdidier; et livrèrent ung assaut au pont , par lequel assaut ceux de dedans se rendirent, saufs leurs
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biens. Là feurent prins le seigneur d'Emmeryes et moult d'autres; le seigneur de Haplincourt fust prins entour Paris et mené à Çaris : pour brief dire , oncques nul homme de nom de ceux qui s'enffujoient, n'eschappèrent qu'ils ne fuissent prins ou morts, ou noyés , et en feit-qn à Paris plusieurs noyer. Aucuns povres compagnons eschappèrent sans estre prins ou morts;lesquels retournèrent touts deschiréseten povres habits, après qu'ils avoient esté touts desrobbés. Devant le pont Saint-Maxence fust tué d'un engin à poudre, de ceux de dedans, ung gentilhomme du costé du roy, nommé Jehan de Gronce, frère au seigneur de Griboval, natif de Picardie ; mais il tenoit la partie du roy, pour ce qu'il avoit esté au pays des Vallois, qui lui venoit de par sa mère , et son frère estoit avecq le comte de CharoUois.