‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 151 sur 406 · Philologische Wochenschrift, 1887, p · texte numérisé non relu

Philologische Wochenschrift, 1887, p

2. The Academy, 24 décembre 1887, 21 Janvier 1888; Philologische Wochen-. schrift, 1887, p. 1331, 1396, 1554; 1888, p. 67.

3. Cf. le Quarterîy ttaUment {Palestine eaploration), 1887, p. 212.

cadeaux que le Sultan envoie annuellement à La Mecque par la caravane de Damas. Lors de la découverte du sarcophage de Tabnit par Hamdi-Bey, il fut mandé télégraphiquement à Saîda et Tint jeter l'ancre, le 43 juin 1887, entre l'îlot de Djezireh et la côte. L'état de la mer entrava d'abord les opérations ; le navire talonna et l'on eut quelque peine à le dégager. Le 16, la mer redevint belle et l'on put commencer l'embarquement des sarcophages, au moyen d'un énorme radeau construit par Bechara Deb. Les sarcophages furent hissés ibord à l'aide de poulies, manœuvrées sous la direction du capitaine Hassan- Bey; le plus grand, pesant 13,000 kilogrammes, fut embarqué en dernier lieu ; un coup de canon annonça aux habitants de Saîda que tout s'était terminé sans accident. Les frais de ces opérations difficiles et dangereuses n'ont pas excédé 10,000 francs.

De Saîda, VAssir regagna Beyrouth, où il fêta le Baîram et embarqua plusieurs antiquités qui avaient été conQsquées et déposées dans la cour du konak. Ce sont : une belle tête d'Hadrien ; une inscription cunéiforme de vingt lignes; une meule à bras, dont la pierre supérieure porte des caractères qu'on croit hittites ', et un cône symbolique de marbre blanc, haut d'un demi-mètre.

Poursuivant sa route, VAssir vint mouiller à Rhodes ; là il reçut une dépèche du ministre de la Marine lui enjoignant de se rendre à Thasos, au port de Liménas. Il y chargea dix caisses d'antiquités récemment découvertes par M. Bent, ainsi que celles qui avaient été déposées, il y a longtemps, dans le konak de Liménas*. Parmi ces dernières il y a une très belle tète virile de style attique et un excellent bas-relief funéraire que j'avais vus en 1882, et dont M. de Launay a bien voulu, tout récemment, me communiquer des photographies. U est utile de rappelerque l'île de Thasos est un fief héréditaire du khédive d'Egypte, mais il parait que S. M. le Sultan n'a pis renoncé à ses droits sur le sous-sol. La question est pourtant litigieuse, puisque de grands bas-reliefs découverts à Thasos, en 1866, sont à Tchinli-Kiosk, tandis qu'un aigle gigantesque en marbre, trouvé dans l'île vers la même époque, a été transporté en Egypte ».

Suivant un journal arabe de Beyrouth, Le Bachir^ VAssir se serait rendu à Chuluk, le port de Mylasa, et y aurait embarqué deux statues grecques « qui avaient été achetées à condition par le Louvre, au prix

1. Une gravure de celte pierre a été publiée dans le Quarterly gtalement, 1887, p. 225. Quelques caractères ressemblent, en effet, à des hiéroglyphes hittites.

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