IVI I
En 4881, j'eus Tidée d'emporter ce fragment pour voir s'il ne s'ajustait pas à l'inscription d'Ali-Aga, publiée par M. Mommsen. D s'y ajustait à merveille. L'inscription doit donc se lire ainsi :
tI • CAES////7/// DIVI • AVG • F • DI///7IVL1 n, augWSTWS • PONTIF/////MAX Mb.
potESJ • XXXVI • IM///////Vllt cas V
Cette inscription date de l'an 34/35 après J.-C. Or, l'inscriplion de la base de Pouzzoles, dédicace à Tibère ornée de bas-reliefe qui représentent les villes asiatiques reslaurées', est de Tan 30. On voit qu il y a tout au moins de fortes présomptions en faveur de l'hypothèse qui rattacherait aux mêmes événements notre inscription, la base de Pouzzoles et les sculptures signalées par M. Baltazzi.
Les fouilles de Cymé ont encore fourni trois fragments épigra* phiques dont M. Baltazzi m'a envoyé des estampages.
1« Petits caractères fins :
AZK
Qp Beaux caractères romains avec apices, hauts de 0",03. barg' 0",1'0 ; haut. 0",185 ; épais. 0«,03 :
otoyaaea4>oy
lAAAHN OE (xai «Uwv 6îôv)
A^PKOY (Mâpxov)
S"» Fragment mutilé de tous côtés ; bonnes lettres de l'^P^" alexandrine^ avec S à branche divergentes (haut, des lettres : O"»*^ f Le marbre a malheureusement été martelé et la lecture en est
1. Coiyus inscr, iaL, t. X, 1, p. 20* ; La nécropole de Mynna, p. 52-
difficile. Le peu qu'on distingue fait regretter ce qui manque. Larg. 0«,13 ; haut. 0",29 ; épais. 0»,048,
lANTAN A0ANTANII ////THMATH xKAAAYJIN AENAMHTEAA \A0ON0HPAIH ATHPA2EKATON IPOlIXPYiniTAT 2ENENTA2TAAA --TAIPAXPHMMA IMANTOZPI ^lAPEAY NEN A
Myrina. — Le Musée des beaux-arts de Boston a récemment acquis une collection de vingt-neuf terres cuites provenant de Myrina. Quelques-unes ressemblent aux staluelfes de Tanagre, d'autres sont d'un style plus libre où se reflètent les tendances de l'art hellénistique. Espérons que V American Journal ne tardera pas à noi.s faire connaître ces figurines*.
Pergame. — A la Société archéologique de Berlin (avril 1887}», M. Bohn a exposé les résultats des dernières fouilles de Pergame. Le plus important a été la découverte des palais royaux, mais, comme ils étaient construits en un point très élevé et n'ont pas été protégés par une couche épaisse de débris, on n'en a retrouvé que peu de vestiges. Les célèbres pavés en mosaïque avaient été sciés et détachés dès l'antiquité.
MM. Kiepert et Conze ont présenté trois cartes à l'Académie de Berlin », savoir : les environs de Pergame, levés par M. Walter von Diesf, le plan de Pei-game par M. Humann et celui de l'acropole de Pergame par M. A. Senz. Ces trois cartes seront gravées dans le grand ouvage AUerthûmer von Pergamon. Nous avons déjà eu l'occasion de dire ici ce que nous pensons de celte publication, dont le prix total sera d'environ 2,000 francs. Nous lui souhaitons peu d'acquéreurs et encore moins d'imitateurs.