The Academy, 5 novembre 1887, p
6. Cf. Perret et Chipiez, Histoire de VArt, t. IV, fig. 331, 332.
vêtement que cette ceinture. Enfin, sur les sceaux de Yûsgad et de Constanlinople, on voit la c botte hittite » figurée sur Vapex de Tidéogramme qui représente t un roi i ; cette botte est souvent combinée avec un symbole qui, suivant M. Boscawen, figure le sourcil. Dans les inscriptions, ce dernier signe doit répondre à Tidée de supériorité, de puissance {cuncia supercilio movensy dit le poète). Or, à Boghaz- Keui, ]e prêtre, qui porte le disque solaire ailé sur sa tête, est debout sur la botte ; d'autre part, sur un des sceaux de M. Scblumberger, le sourcil et la botte accompagnent une divinité debout sur le dos d un animal. M. Sayce en conclut que le sourcil représente le ciel et que la botte est la terre. Ce résultat lui semble confirmé par un passage d'une inscription de Carchémis*, où il croit lire < celui qui est dessous et celui qui est dessus », proposition exprimée par les deux hiéroglyphes susdits, entre lesquels figure une tète d'àne. Ailleurs, la tête d'âne paraît permuter avec un hiéroglyphe circulaire, qui marque probablement la conjonction, par exemple dans un des textes de Carchémis (Wright, pi. X, 1. 3), où le roi est nommé, d'après la lecture conjecturale de M. Sayce, c le carchémisien et le hittite ».
— De l'examen des moulages et des photographies rapportés par M. F. Pétrie (documents relatifs aux types ethnographiques figurés par l'art égyptien), M. Isaac Taylor conclut* : i^ que les Hycsos n'étaient pas des Sémites, mais des Mongols ou des Tartares ; 2» que Mariette avait raison de penser qu'une des dynasties des Hycsos était hittite. Il paraît, d'après M. Taylor, que les chefs des Khétas, représentés sur les monuments égyptiens, ont le type hycso-mongolique, tandis que les simples Khétas, fruges consumere nali, ont un type tout diflérent. D'où cette conclusion que des envahisseurs mongols, partis de l'Asie centrale, ont soumis, sur leur passage, la Syrie et l'Egypte, puis ont régné, comme une aristocratie conquérante, sur les indigènes asservis. M. Taylor ne manque pas de hardiesse; il l'a montré de reste dans ses récents articles de VAcademy (1887) sur le mythe d'Éros et Psyché et sur l'étymologie du nom d'Apollon. Nous apprenons que ce savant va passer l'hiver en Egypte. Souhaitons-lui de découvrir quelques crânes brachycéphales d'Hycso-Tarlares, à joindre aux Mongoloïdes de feu Prûner-Bey.