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une découverte faite en 1868 par M. Macgregor, à savoir qu'il existe encore des crocodiles dans celte partie de la Palestine. Le môme explo^ râleur a trouvé le cimetière juif de Tibériade et étudié les grandes ruines de Kasr-Bint-el-Me!ek, que le colonel Kitchener n'avait pu relever qu'imparfaitement* en 1887. M. Schumacher a retrouvé les traces de la muraille de Tibériade, datant de l'époque d'Hérodc, sur une longueur de 3 milles ; il signale aussi l'emplacement de Tacropole et les restes du palais royal*. ,
Gaulanitide. — La Gaulanitide ou Djûlan a été l'objet d'une étude très minutieuse de M. Schumacher*, qui a dressé un véritable inventaire topographique et archéologique de cette région, accompagné de nombraises gravures. Nous signalerons surtout (p.287etsuiv.) ce qui se l'apporte aux dolmens', qui cou^T€nt littéralement des hectares de terrain et se rencontrent groupés par centaines. L'un des champs de dolmens les plus importants est celui d'Aïn-Dakar, s.^\ appelé par les indigènes Kbour Béni Israël {\omhe8MX des Juifs), où les monuments mégalithiques sont souvent entourés de cercles de pierres. M. Schumacher a publié (p. 271), et nous reproduisons d'après lui, un tombeau de
Bédouin à Kalat el-Housn, qui est un exemple frappant de la survivance du type des sépultures mégalithiques dans un pays où les traditions ont la vie dure. Quant aux sépultures judéo - romaines et autres, la Gaulanitide n'en a guère fourni d'intéressantes : notons un chandelier à sept branches, avec Vét7'og et le loulaà, à El-Ahmedidjé (fig. 34); une statue féminine de basalte d'El-Al (fig. 42); un assez joli chapiteau ionique à El-Iéhoudidjé (fig. 60); une statue de basalte en haut relief à Kefr el-Ma, représentant un homme debout, cuirassé, dont la main gauche tient un sceptre autour duquel s'enroule unser-
Torobeau de Bédouin en G&ulanitide.
1. QuurltrZif Slaiement, 1887, p. i, 63, 7S-9I. Cf. la carte archéologique des environs de Tibériade publiée par A. Frei, dans la Zeilschrift des deuUekeR PéUaettùta-Vereins, 1886, pU IH, p. 8M45.
2. Schumacher, Zeilschrift de* deuttchem PsUoesOna-Vereiru^ 1886, p. 167- 368. On en aaDonoe une tradutstlon anglaise.
3. CL L'ou?rage du même aateur, Actoes ihe Jcnimn, 1886, p. 62 et suiv.
CHROISIQUE D'OHIENT (1888)
pent. M. Schumacher a aussi dressé le plan d'un théâtre an tique silué à El-Hammi (6g. 52).
Artouf. — M. Schik, chargé en 1883 d'installer une colonie de juifs russes dans les environs d' Artouf, à 5 lieues de Jérusalem, au sud de la route de cette ville à Jaffa, a donné une intéressante description des antiquités qu'il a découvertes sur le territoire de la colonie nouvelle ^ Ar{ouf est dans le voisinage de la ville biblique de Sara. Or, il est question dans les Juges (xiii, 19) d'un sacrifice offert sur un autel taillé dans le roc par Manué, natif de Sara. M. Schick a découvert un autel de ce genre, dont la surface, parfaitement horizontale, présente des dépressions singulières qui rappellent îmmédialement les pierres à cupules ou pierres à écuelles, répandues dans l'ancien monde depuis l'Inde jusqu'en Ecosse, pour le tourment des archéologues qui ont vainement cherché à les expliquer*. Une seconde pierre d'autel, à Chirbet-Marmîta, éloignée de 3 kilomètres vers l'esl de la première, présente des cupules analogues sur sa surface bon-
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I et II. Bnrirons d'Artoar (Palestine). — III. Comté de Rosshire (Ecosse).
zontale. Nous reproduisons ici les dessins publiés par M. Schickt V^^ peuvent intéresser les préhisloriciens familiers avec les pierres a écuelles de l'Europe centrale». Non loin du second autel, on voit«ï^
1. ZeiUchrift des deulschen PalaesUna-Vereins, 1887» p. 131-156, avec ^P^'
2. Voir un récent article de M. de Nadaillac, Revue d^ anthropologie ^ ^ ^ ' p. 93 et suIt., où Ton trouvera rindication d'un certain nombre de tra^"^ antérieurs.
3. Nous donnons en regard le calque d'écuelles qui ont été signs^^* ^ Ecosse (Simpson, Archaic sculptures, Edinburgh, 1867, pi. XIV, n' 4)- ^^ un appendice au travail de Schick, M. Guthe suppose (p. 158) qu'on r^P*"^ du vin et de Thuile sur les tables d*autel et que les rigoles creusées ^^
cercle très r^ulier de quatorze pierres avec un autre cercle intérieur de huit pierres. Ce cromlech est le second que Ton découvre à l'ouest du Jourdain; ils sont, en revanche, très nombreux à Test de cette rivière. On a aussi trouvé à Artouf un colombaîre romain, des tombes taillées dans le roc et un pressoir à huile, dont un des montants serait, suivant M. Schick, un ancien menhir.
Egypte. — UEgypt Exploration fund annonce deux publications nouvelles : un volume sur les fouilles de Daphné (TeU-Defenneh) * et de Tanis (2* partie) ; un aulre sur la seconde année des fouilles de M. Pétrie à Naucratis*. M. Pétrie doit publier, au printemps prochain, un très grand nombre de graffiti qu'il a recueillis dans la haute Egypte; il en donneia des fac-similés et des transcriptions.
VAtkenaeum du 17 septembre 1887 déplore le triple danger qui menace le Musée de Boulaq : l'incendie, les voleurs, les crues du Nil *. Les chances d'incendie pourraient être écartées si l'on achetait les constructions qui confinent au Musée, mais les voleurs et le Nil? Combien il vaudrait mieux — c'est VAtkenaeum qui parle — transférer le Musée de Boulaq à Londres I Cette conclusion mérite d'être signalée ; ne pourrait-on pas aussi, pour empêcher les touristes d'y graver leurs noms, transporter à Hyde-Park, sur les bords de la Serpentine, les Pyramides et le Sphinx de Gizeh?
Babylonie. — Pénétrons, par exception, jusqu'à la vallée de l'Euphrate pour annoncer une découverte très intéressante : les Babyloniens du temps de Goudéa brûlaient leurs morts. Ce résultat a été mis hors de doute par MM. Moritz, Koldewey et L. Meyer, membres d'une expédition en Babylonie dont M. L. Simon a fait les frais (1886-1887)*. C'est le plus ancien exemple des pratiques anaryennes
pierre devaient empêcher récoulement des liquides. Ni M. Guthe ulM. Schick n'ont songé aaz pierres à écuelles, si nombreuses cependant en Allemagne sous le nom de Schalensleine.
1. Le Musée Britannique vient d'acquérir nne collection de poteries grecques archaïques de cette provenance; cf. Classical Revievo, 1887, p. 316 et Cecil Smith, Uliutrated London News, 11 septembre 1886.
2. La discussion entre M. Uirschfeld et M. E. Gardner sur les inscriptions de Naucratis a continué dans VAcademy (n»» 792, 793, 796, 798, 79ft). Nous croyons savoir que M. Hirschfeld compte prochainement traiter cette question dans notre langue. [Cf. Revue des Études grecques, 1890, p. 221.]