Le Musée de Boulaq a été transporté en 1889 à Gizeh
4. Berliner Philologische Wochenschrift, 1888, p. 93 (Erman, AUbabylonische Nekropoien, note lue à la Société archéologique de Berlin, 9 décembre 1887).
de la crémation, condamnées par les livres saints de l'Iran et inooDnues en Europe jusqu'à l'arrivée du bronze. Or, c'est précisém^t en Babylonie que les plus anciens objets de bronze ont été trouYés. Il y a là une double constatation et une coïncidence que l'archéc^ogie préhistorique doit enregistrer.
(liïivuE ABcaÉouKSiQVc; tm\ 1. 1, p. 357-391.)
le ae farurais miewx «oramencer teV{^ Chy^ûni^e qn en signalant qnatre récents oii\Tages, qui méritent de figurer sur la table de travail de tout archéologue s'occupant de TOrient grec : 1® le résumé de la g-éographie ancienne du monde hellénique, dû à M. Lolling, dans le Handbuch der klassischen Allerthumswisàenschaft dlwan Mûller; 2** la seconde édition, très augmentée et améliorée, du voJume de la collection fiaedeker relatif à la Grèce, dû également à M. Lolling ; So la seconde édition du petit guide de la colkctton Meyer, Ittrkei und Griecheniandy qui renferme aussi quelques Ixms chapitres «ur Smyme, Peî\çame, Hif^arlik, eic. La d^uxi^me édition du Guide de Baedeker est fort en progrès ' ; «u risque d*ètre soupçonné de rédame, je dirai que les possesseurs de la première édition ne peuvent se dispenser d'acquérir la seconde. M. Lolling y a inséré une description de Délos, accompagnée d'un plan, qui est jusqu'à présent le seul tableau d'ensemble au courant des dernières fouilles pratiquées pai* r£cole française; 4® le volume Athènes^ dans la collection des Ouides Jeanne (Hachette), dû à M. HaussoulUer. L^ancien travail d'Isamberl (1873) se trouve ainsi très avanlageusemfent remplacé; les cata^ logupes somnoaires des Musées, la description de l'Acropole, ont été rédigés avec grand foin. Il est fâcheux seulement que les cartes soient médiocrement gravées et que Texècution typographique du volume soît inférieure à celle des Guides Mejer et Baedeker. A cela
1. Quelques inadvertances méritent à peine d'être relevées (double mention du Léonidaion sur la carte d'Olyropie; erreore dans la carte d« Delpbes). Un voyageur reveoani de €rèce m'affinue qoe les distancée évaloées «n keures de chfiin sont très soui^ent inexactes. U y aurait Ueu avissi d'améliorer ia carte générale de <2rèce, «t riodication des moa^agDtis estatseï «osfuae.
près, le livre est fort bon et^ qualité précieuse, il ne se lit pas sans agrément.
Athènes. — On lit dans le Journal des Débats du 11 mars 1888' :
« C'est à M. Cavvadias que reviendra Thonneur de la conquête scientifique de TAcropole, qui ne fait pas dans le public lettré tout le bruit qu'elle devrait faire. Les très anciennes statues de TAcropoIe, prétresses ou déesses, si inquiétantes et si jolies, avec le mystère subtil de leur sourire fixe et le regard étonné de leurs yeux obliques, attendent encore le savant passionné, Técrivain pénétrant et rare qui les décrira comme elles le méritent. C'est une antiquité nouvelle qui ressuscite, étrange et très lointaine, avec une pointe d'exotisme, qui platt à nos raffinements et à nos recherches. Ces idoles peintes, dont le costume est fleuri d'ornements bizarres, et dont la raideur hiératique, avivée de coquetterie précieuse, offre un singulier mélange de mièvrerie et de naïveté, égaycnt notre conception de l'antique et la rajeunissent, nous révèlent une Grèce inconnue, bien reculée, encore orientale, tout à fait différente de l& Grèce classique, en casque et en chlamyde, que l'art gréco-romain nous habitue à concevoir. Quel charmant livre nous aurions, et quels jolis tableaux, si Loti était archéologue, et si Gustave Moreau se décidait à faire le voyage d'Athènes ! Chaque semaine est marquée par de nouvelles trouvailles. Pendant ces trois derniers mois, les fouilles menées dans la partie comprise entre le coin sud-est du PaKhénon, le rempart du sud (mur de Cimon) et le Musée, ont mis à jour un grand nombre d'objets en tuf et en pierre tendre. Je signalerai principalement une tête d'homme, à qui de gros yeux verts, très saillants, une bouche retirée en un sourire placide, et une barbe assyrienne, peinte en bleu, donnent une expre^^^^ de vie intense et puissante. Comme un des frontons en tuf, trouvés en 1882, représente le combat d'Hercule contre Triton, on a supposé que celte tète appartient peut-être à un corps de Triton que l'on pourra reconstituer, en partie, avec des fragments rouges et bleus trouvés dans les déblais. On peut penser aussi à un second exemplaire du combat d'Hercule contre l'Hydre, car on a de nombreux débris d'un corps de serpent curieusement enluminé. J'emprunte à un compte rendu, récemment publié par M. Lechat dans le Bulktin de Correspondance Helléniq^^^ les détails suivants sur les autres fragments en tuf les plus dignes d'ifl* térêt : « Partie supérieure d'un haut relief qui représente une fetfïû*® "* « grandeur naturelle. Elle est attenante à une plaque peu épaisse, P^^°'* « en rouge. Les cheveux tombent par devant, divisés, de chaque c^^» ^^ « quatre tresses. Le costume se compose d'un chiton bleu, termii*^ ^^