‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 195 sur 406 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p

— Les Athéniens modernes n'aiment pas les Chiotes H M. Sophoulis s'est inscrit en faux contre l'influence attribuée par M. Winler aux Chiotes d'autrefois*. Pour lui, la Niké d'Archermos elle-même est une œuvre attique; attiques aussi, et de l'école de Critios, deux belles têtes archaïques trouvées sur l'Acropole qu'il a publiées dans V'E^Ti[upi(;*^ dont Tune rappelle l'Apollon du fronton d'Alcamène, tandis que l'autre ressemble à l'un des Tyrannicides de Naples. La sculpture en marbre dite insulaire ne s'oppose pas à la sculpture attique en calcaire : elle n'en est que le développement et la continuation. Si l'on veut se faire une idée des diflérences profondes qui existent entre l'art attique et Tart véritablement insulaire de la même époque, il faut jeter les yeux sur une réplique de la Héra de Samos (celle du Louvre), découverte récemment sur l'Acropole*. Cette statue ne présente aucune trace de polychromie et M. Sophoulis est disposé à expliquer ce fait par l'emploi presque exclusif du métal dans les ateliers des vieux maîtres samiens.

Le travail de M. Sophoulis est fort intéressant; s'il ne convainc pas les partisans d'une influence asiatique et insulaire, il leur donnera du moins à réfléchir et les obligera à modérer leurs prétentions. Je crois cependant qu'il y a du vrai dans leur théorie et que M. Sophoulis va beaucoup trop loin.

— On sait que M. Doerpfeld reconnaît la Chalcothèque dans Tédifice dont on a déblayé les fondements entre les Propylées et le Parthénon et qu'il nie l'existence d'un temple d'Athéna Ërgané en cet endroit. M. E. Curtius^ pense que ce temple a pourtant pu exister entre la Chalcothèque et le Parthénon. Revenant sur un passage fort obscur de Pausanias (1, 24, 3), il s'est déclaré partisan de la correction d'Otfried Mûller, suivant lequel il faut lire 'IouSa(<i)v pour SxouBaiwv. Pausanias vient de dire que les Athéniens sont les premiers qui aient donné le surnom d'Ergané à Minerve et qui aient fait des Hermès àxcoXouç ; il ajoute : 6(xo1} ii açiciv èv Tcj) vao) 'Iou8a{(ov $a(pi(oy èorCv. Si la correction est bonne, faut-il mettre ce texte en rapport avec le célèbre passage de saint Paul : Aicp^opLevoç y^P ^*' avaOeo)pûv Ta ff£6à(j[jLaTa u[Ji.a)v, eupov %al pwfjwv èv (5 k7:erfé*fpixTr:o ' 'ÂYVti^w Oeû? (ripaÇ. 'AxocjT.,xvii, 23.)

Page 1