‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 196 sur 406 · trf.,pl. VI · texte numérisé non relu

trf.,pl. VI

4. Société archéologique de Berlin, février 1889 ; cf. Pkiiologtsehe WochenschHftf 1889, p. 831.

— Tout en rendant hommage au zèle et au soin avec lesquels ont été conduites les fouilles de l'Acropole, M. Furtwaengler * a exprimé le regret que Ton n'ait pas toujours noté exactement les circonstances et le lieu des découvertes. < Ainsi, dit-il, j'ai vainement essayé d'apprendre quelque chose de précis touchant quelques curieux fragments de vases, alors qu'il eût été intéressant de savoir s'ils provenaient de la couche médique. » C'est là une négligence assurément fâcheuse et dont les effets sont irréparables. Espérons que celle qu'a signalée M. Furtv^aengler constitue seulement une exception.

— Tout le monde répète que le théâtre de Dionysos à Athènes pouvait contenir trente mille spectateurs. M. Mahaffy a voulu vérifler cette assertion et il est arrivé à la conclusion mathématique que le nombre des spectateurs ne pouvait pas dépasser quinze mille'. Recommandé aux auteurs de manuels.

— Les npaxTtxi pour d886, publiés en 1888, contiennent un exposé et un plan des fouilles de l'Olympieion ; quatre fragments de tambours de colonnes en tuf, découverts au nord du péribole, paraissent appartenir à l'ancien temple commencé par Pisistrate. On trouve dans le même volume un plan du théâtre de TAmphiareion à Orope, un travail sur Mycènes dont il sera question plus loin et le plan d'une partie du Pirée d'après les fouilles récentes*.

Les IIpaxTixa pour 1887, qui ont paru au commencement de Tannée courante, contiennent les rapports des différents éphores sur les fouilles de l'Acropole, d'Eleusis (avec plan), d'Orope, de Tanagra, de Mycènes et d'Épidaure.

Je ne comprends pas la nécessité des IlpaxTtxa lorsque Y 'Eçtjixeplç ap^aioXcYixT^ a tant de peine à vivre ; ne pourrait-on pas fondre en un ces deux recueils?

— Au nord et au nord-ouet des Propylées de l'Olympieion, on a rencontré des murs romains qui paraissent avoir fait partie de thermes

î. Philologische Wochenschrift, 1888, p. 1482. Dans le môme article, M. Furtwaengler se déclare d'accord avec M. Fougères au sujet des bas-reliefs de Mantinée, qui sont certainemeat du iv* siècle, et il émet Thypothèse que la belle tête de marbre, trouvée en 1876 sur la pente sud de l'Acropole (Miltheil, des d. Inst.^ t. I, pi. Xlll), est un ouvrage original de Praxitèle. (11 serait désirable qu'on en eût une meilleure publication.) Contrairement à M. Furtwaengler, M. Overbeck prétend que les bas-reliefs de Mantinée n'ont rien de commun avec l'art de Praxitèle (BericMe Uber die Verhandlungen der Sdch. Gtsellschaft des Wiss., 1888, p. 284-294) ; son opinion a été adoptée par M. F. Uauser (NeuaUische Reliefs, p. 151).

Page 1