‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 212 sur 406 · Cf. Daniy, Histoire des Grecs^ t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. Daniy, Histoire des Grecs^ t. II, p

2. PhihL Wochensckrift, 1889, p. 425; AeXt^ov, 1889, p. 42. D'autres inscrîptioQs de Yolo sont publiées dans ce dernier recueil.

3. rptjYÔpioç îlaxouptavbc, \iiyaLÇ dopii^Ttxoc triç Wo'2ci>;,xa\ to^u* aytoO tuicixov tî)ç MovTjc TTjç 8eoT6xou T^ç ïleTpiTÇoviT^o-ffTic. Dissertatio. . . quam scripsit... G. Musaeus Stenimachites. Leipzig, Teubner, 1888. Cf. le compte rendu que j'en al donné dans la Revue criliqttef 1888, II, p. 451.

Salonique. — M. Papageorçios a publié dans r*Apt7T0TéXY;ç, recueil bimensuel de Salonique, une inscription en llionneur de Marcus Aurelius Verus; le texte, reproduit par la Philologische Wochenschrift, paraît incorrect sur plusieurs points*. La même Revue a fait connaître, d'après les copies du même Grec, quelques aulres épitaphes inédites de Thessalonique, dont Tépigraphie est aujourd'hui bien disséminée*.

Édesse. — Des inscriptions grecques et latines de Wodena (Aegae ou Édesse en Macédoine) ont été publiées par M. Bormann dans les Archaeologische-epigraphische Mittheilungen aus Oesten^eich (1888, p. 186-1^). Comme les copies que Téditeur a eues sous les yeux sont mauvaises, il serait utile qu'un voyageur prît des estampages ou des photographies de ces textes.

CoJîSTANTiNOPLE. — Le Gaulois du 23 janvier 1889 a publié, sous la signature X, un arlicle élogieux sur l'École des beaux -arts et le Musée de Gonslantinople. Cet article ne contient pas d'erreurs de ûât, quoique imprimé dans un journal quotidien. RaraavUl

— Autre note. M. Th. Bent signale, dans la Classical Review <1888, p. 329), l'état déplorable {sic) où le Musée de Tchinli-Kiosk se trouvait en 1888. c Le vestibule du Musée est encombré de basreliefs et d'autres objets d'arl qui viennent s'y accumuler incessamment et dont on oublie complètement la provenance. Les antiquités récemment découvertes à Thasos, à savoir : un torse archaïque d'Apollon, une belle statue romaine, etc., ont été abandonnées pendant tout l'hiver dernier dans le jardin^ alors que le marbre de Thasos ne suppoite pas les intempéries. J'apprends que pour la restauration de la jetée de Bebek, sur le Bosphore, des cargaisons de marbres sont apportées de lasos en Carie. î Peut-être ces plaintes sont-elles exagérées, mais la meilleure manière d'y couper court serait de porter à la connaissance du public les différentes acquisitions et transformations du Musée, comme le fait TÉphorie générale d'Athèues. Il ne manque pas de Revues qui accueilleraient avec plaisir ces Bulletins de VEphorie ottomane^ si elle voulait bien les publier.

— Hamdi-Bey écrit à la Revue des Études grecques, à la date du 10 décembre 1888, que le nouveau pavillon du Musée de Tchinli- Kiosk a été commencé au mois de septembre 1887 et que cette otms-

i. PhiU>hgi9cke Woehensckriff, t889, p. 329. 2. Ibid,, p. 556, 587.

truction, de 64 mètres de façade, était presque achevée à la fin de Tannée suivante. C'est là cfue doivent prendre place les sarcophages découverts à Saïda, dont on attend toujours la publication.

— Un fragment d'un dessin italien représentant la colonne dite de Théodose, détruite par un tremblement de terre en 1719, a été publié dans la Revue des Études grecques par M. Mûntz*. Le dessin est si beau que son infidélité n'est pas douteuse, mais l'ensemble du rouleau dont il fait partie, conservé au Louvre depuis le xviii® siècle, mériterait bien d'être reproduit par l'héliogravure.

— M. Furtwaengler, qui a visité récemment le Musée de Tchinli- Kiosk % déclare que la statue d'athlète trouvée à Tarse {Gazette archéoL , 1883, pi. I) a été mal restaurée et que le bras gauche, dont l'explication est si difficile, ne lui appartient même pas. Il se plaint aussi des rapprochements erronés faits dans la riche série des sculptures de Chypre, où des torses ont été complétés par des têtes qui leur étaient étrangères. Parmi les belles pièces qui manquent à mon catalogue, il signale une grande tête de Persan, datant du v® siècle, dont le type rappelle les bas-reliefs de Persépolis.

— M. Lechat a publié en héliogravure deux sarcophages du Musée de Tchinli-Kiosk* ; l'un, déjà connu, est celui où le D' Déthier voulait voir le « tombeau d'Euripide » ; l'autre, provenant de Tripolitaine, représente aussi une scène de la légende de Phèdre. Comme travail, il est inférieur au premier, mais la comparaison de ces deux bas-reliefs est fort instructive. Il est regrettable que M. Lechat n'ait pas publié aussi les petits côtés du sarcophage d'« Euripide ».

Odessa. — Le Musée d'Odessa, que M. Furtwaengler a visité en 1888*, contient d'intéressants objets provenant de la Russie méridionale, entre autres une petite Aphrodite drapée, de travail archaïque, serrant une colombe contre sa poilrine ; un bas-relief archaïsant où figurent Arlémis, Apollon, Hermès et Peitho, dans le style àwputeal de Corinthe ; une petite idole féminine en marbre, tout à fait ana-

logrue aux idoles canennes, mais dont la provenance bosporane ne

paraît pas suffisamment établie.

— J'ai déjà dit, et je tiens à repéter, que, ne sachant pas un mot

de russe, je serais fort heureux de recevoir des renseignements sur les

fouilles de la Russie méridionale par l'entremise d'un des attachés de

Page 1