BuU, de Corresp. Helién., t. XIU, p. 40, pi. X et XI
4. Cf. Revue archéoL, 1888, 1, p. 216, où nous avons signalé deux de ces tètes.
torse) qui rappelle d*uiie manière frappante >e « Jupiter de Milo :? au Musée Britannique. Mais comme la main droite de cette statue tient un serpent et que la physionomie est très semblable à celle d'une des meilleures statues d'£sculape découverte à Épidaure, nous devons considérer la tète de Melos comme représentant le même dieu. La tète d'Amorgos sera probablement publiée par M. Cavvadias. >
Celte tète est-elle identique à celle que M. Collignon a fait connaître dans le Bulletin'^, 11 est permis d'en douter, puisque Ton ne mentionne pas de torse en connexion avec celle-ci ; je crois également que M. Gardner n'aurait pas manqué de dire que le marbre signalé par lui avait été découvert par TÉcole française.
— MM. Paris et Radet publient des inscriptions hypothécaires d'Amorgos; Tune d'elles, qui offre un exemple d'hypothèque conveniionnelle, appartient à une classe dont on ne possédait encore qu'un seul spécimen*.
Melos. — Encore un travail sur la Vénus I L'auteur, M. O.-A. Hoffmann*, croit au groupement de cette statue avec Mars et pense que le groupe original se trouvait dans le temple de Mars Ultor construit par Auguste, hypothèse qui n'est pas nouvelle, mais qui ne gagne pas à être réchauffée.
— Le Bulletin de Coirespondance Hellénique a enûn publié une héliogravure du Neptune de Milo^, statue qui, découverte il y a dix ans, est restée pendant sept ans en morceaux, étendue à terre dans le Musée central. Lors de la découverte de ce colosse, en 1879, Tissot, alors ministre de France à Athènes, était allé le voir à bord du Sané et l'avait qualifié, un peu ambitieusement, de « frère de la Vénus de Milo. » Il faut en rabattre, mais ce n'en est pas moins une excellente sculpture de l'époque hellénistique, supérieure à toutes les représentations en marbre du même dieu qui sont énumérées dans la Grie^ chische Kunstmythologie de M. Overbeck.
Crète. — V American Jouirai a reproduit, d'après le Museo lialianOy les curieux bronzes gravés de style assyro et égypto- phénicien
M. Buil. de Cort-esp. Hellén., 1889, p. 345.
2. O.-A. Hoffmann, Die Venus von Milo und Mars lJUoi\ dans ÏAHgemeine konservative Monatsschrift^ 1888, p. 637-650. — Dans l'ouvrage de V. Valentin, Ueber Kunsl^ Kûnstler und Kunslwerke (Francfort, 1889), se trouve un chapitre sur la Vénus de Milo (p. ^0-247), avec un appendice sur les récents travaux qui concernent cette statue.