Millheil. des d, Instil., t. XllI, p
3. M. Studuiczka ne mentionae pas un travail sur la Daskalopitra ou Oa«cali^ publié daos le Ilapvaffaic d'août 1880.
de voyager avec un appareil photographique? M. Studniczka dessine élégamment, mais d'une manière un peu conventionnelle). M. M. Zitelli possède un hermès surmonté d'une tèle d'Apollon qui a été apporté de Calymnos à Chios (p. 189). Parmi les bas-reliefs, il y a plusieurs banquets (p. 192) et une curieuse stèle funéraire, où une femme debout serre la main d'un homme assis (p. 194). Comme l'inscription est ainsi conçue : 'EicayaOcç 'Exaç poîeiTO) iw âSeXçw xP^j^^ X^Tpe, il est évident qu*Épagalhos a acheté la première stèle venue, sans se soucier de la scène figurée par le sculpteur. M. Studniczka aurait pu rappeler d'autres monuments qui suggèrent une explication analogue, par exemple Le Bas, Monuments figuréSy pi. 130,2 et Kaibel, Epigrammalay n^ 133. Parmi les sculptures funéraires de Chios, il y en a deux qui sont vraiment importantes pour l'histoire de l'art. Les figures qui les décorent sont gravée:s en creux comme sur les miroirs et non pas exécutées en relief'. La première (n" 16) est historiée sur trois faces; peut-être l'était-elle aussi sur la quatrième. Sur le devant, on voit la morte assise jouant de la harpe; sur les deux autres côtés sont des Sirènes» l'une jouant de la harpe, l'autre de la double flûte. Le second monument, portant l'inscription Mr^xpcBwpoç ©eoYe^fovoç en caractènes de la première moitié du m* siècle, était, à l'époque du vo\age de M. Studniczka, enjiagé dans un mur; depuis on a pu dégager le marbre et constater qu'il était orné sur ses quatre faces*. Les sujets représentés sur la face principale sont une Centauromachie, des biges conduits par des Victoires et des Sirènes dans des attitudes variées; c'est une œuvre décorative d'un très beau stjle dont il serait à désirer que l'on possédât une reproduction complète. Le dessin publié a été exécuté d'après un estampage qu'on aurait mieux fait de photographier après avoir rempli les creux avec de la mine de plomb. — Nous apprenons que l'original vient d'être acquis par le Musée de Berlin.
Délos. — M. Six a étudié de nouveau l'oeuvre capitale de Tancienne école de Chios, la Niké découverte à Délos par M. Homolle '. Il propose de lire l'inscription ainsi : Mtxxia[Sr,ç tcS' àyaAjixa xaXc[v •jreTeetvov IteuÇev] 'Ap^épiJLOu acC^JtVjdtv , ^K%Tfii\\{ù auT* avéÔYjxavJ ol XXot, Mé[Xav]cç xaTpciicv aff[Tu v^[xcvt6ç] *. M. Six rappelle que les
1. M. Studniczka dit ne point connaître de marbres décorés ainsi; on en a pourtant découvert un à Athènes (Le Bas, Mon. Fig., pi. 89, 1).
2. BrOckner, MiUheiiungen des d. Insi. in Alhen.^ t. XIII, p. 363.