‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 219 sur 406 · Miltheil. des d. Instil., t. XIII, p · texte numérisé non relu

Miltheil. des d. Instil., t. XIII, p

4. Mêlas serait un héros local de Chios, et non pas un sculpteur, malgré le témoignage de Pline. Cette explication est due à M. Schoell.

habitants de Chios conduisirent contre Alyalles une guerre heureuse, ^ v

qui se termina vers 600; la Niké de Délos aurait été sculptée poar \ v

célébrer leur victoire. Archermos serait Tinventeur du motif de la >J t

posture agenouillée, destiné à représenter l'action du saut* ; les vers ^^ ^j

du Bouclier d'Hercule (217, 218, 223), qui font allusion à cette atti- ^-j::

tude, ne seraient pas antérieurs à la un du vu® siècle. Si la restitutioD ^^^

de M. Six est exacte, il faut renoncer à considérer Archermos comme "^ ^

l'auteur de la Victoire de Délos, qui serait Toeuvre de son fils Mik- ^^

kiadès. M. Lolling a combattu la lecture de M. Six et proposé la i }s

suivante* : Mix>tia[$r^ç toB' «vaXjjAa xaXov [\l àvéOr^xe xa{ utoç] ''Apr^tp- <^J

\t.oq (<7)c[<p]iY)atv *ExT)66[X(j) èxTcXéaavTSÇj, c^. Xto'., MéXavoç xaTpcitov ^3 oi7[vj vÉ|xovTcç]. Le véritable texte est encore, croyons-nous, à découvrir. 2. ' ,*. . ^/' ..'.-#./« /-i ^^.y^'. - /"./■// '^^ '

— Dans un bon vieux livre intitulé : Voyages en Orient de Vannée i S2i à Cannée i 829y par V. Fontanier (Paris, Librairie universelle, 1829) % je trouve à la page 279 le passage suivant, qui est bien curieux ; je voudrais que Ton put m'expliquer les lignes que j'imprime en italiques, car je ne connais pas de découverte faite au début de ce siècle qui les justifie :

Nous demandâmes à Nio s'il ne serait pas possible d'acheter quelques antiquités, et l'on nous conduisit chez un habitant qui en possédait bon nombre. C'étaient des camées et des pierres gravées de la plus grande beauté; malheureusement, nous ne pûmes nous entendre sur Je prix. Cet homme nous montra en outre de petites statues en terre cuite qu'il avait extraites de tombeaux situés près de la ville. Ces statues ressemblaient à celles que l'on découire encore à Délos ^ mais elles ne portaient pas comme plusieurs de ces dernières des hiéroglyphes égyptiens ; elles représentaient des figures humaines habillées d'une longue robe qui serrait leurs bras autour du corps ; les pieds étaient l'un contre l'autre sur un piédestal ; la tète était couverte d'un voile tombant sur la poitrine : on ne voyait que la figure, dont le nez était très proéminent. Toutes étaient d'ailleurs d'un travail fort grossier, de différentes grandeurs, mais dépassant rarement un pied-de-roi.

La page suivante (260) contient encore quelques détails intéressants :

Pendant que j'étais à Santorin, un homme vint m'olîrir deux tètes de statues qu'il avait trouvées à Amorgo ; l'une était fort belle, de demi-

i. Cf. ce qae j'ai dit à ce sujet dans la Revue archéologique, 1887, I, p. 106.

Page 1