MUtheil. desd, Insi.inAthen, t. XIII, p
2. La Traie de Schliemann; une nécropole à incinération à la manière assyrobaàylonienne, par le capitaine E. Boetlicher, avec préface par C. de Harlez, Louvain, 1889. In-8 de 115 p., avec 12 planches. M. Boetticher a écrit son livre en français — ou du moins il le croit, comme disait Ernest Desjardins.
3. Schliemanns Troja^ eine urzeitliche Feuer-Nekropole, dans VAuslandy 1883. n»» 51 et 52. Nous avons déjà mentionné ici les écrits de M. Boetticher, Revue archéol.t 1885, I, p. 9Q,
4. Des vases de grandeur naturelle et de destination analogue ont été signalés dans différents pays, notamment (ce que M. Boetticher parait ignorer) dans le sud-est 4e Tfifpagne et en Corse.
d'instinct, et depuis longtemps, que les livres de M. Schliemann sur Troie sont destinés à être refaits par la critique ; trop heureuse si elle possédait du moins, pour procéder à ce travail difûcile, des documents qui ne fussent pas contradictoires 1
Troade. — Il paraîtrait que M. Frank Calvert, consul aux Dardanelles, a retrouvé « l'emplacement des mines d'or d'Astyra, tout près de celui de l'ancienne Troie. » * On ajoute qu'une société, au capital de 4 millions, s'est formée pour exploiter ces mines. Sous toutes réserves^ n'est-ce pas?
— M. J. Th. Clarke place Gargara sur le Kozlou-Dagh, Lamponia sur le Kojekia-Dagh et Pionia sur la rivière Touzla(Satnioei8). Son article à ce sujet* contient des recherches très bien conduites sur l'histoire et les ruines de ces trois cités.
Mysie. — M. G. Schuchhardt a communiqué à l'Académie de Bei*]in les résultats d'une exploration des environs de Pergame, qui doivent faire l'objet d'un fascicule supplémentaire du Jahrbuch*, L'auteur identifie Perperene à Bergas (dans la région appelée aujourd'hui Kosak); il a relevé le plan des ruines d'Atamée,où il a reconnu une triple enceinte avec des traces de portes, exploré le Kara-Dagh entre Atamée et Pitane et retrouvé Kane à Adjano, où subsistent des ruines importantes. Dans le Kara-Dagh, il a découvert quatorze postes fortifiés appartenant à l'époque hellénistique. Entre Dikeli et Pergame, il a déterminé le tracé d'un ancien aqueduc qui apportait à la ville les eaux du Geikli-Dagh. A Mamourt-Kalessi (distinct de Nimroud-Kalessi), M. Schuchhardt a étudié les ruines d'un temple dorique qu'il croit être celui de la Mère des dieux mentionné par Slrabon dans TAsporène. A Pitane, il a relevé le théâtre et les murs de la ville, dont la constrution est identique à celle des murs de Myrina. Gomme nous, il place Grynium dans la petite presqu'île de Tchifout-Kalèh, où il serait bien à désirer que l'on fit des fouilles.
Pergame. — Au pied de l'Acropole de Pergame, dans la vallée du Keteios, on a découvert un sarcophage contenant trois squelettes, avec une quantité de bijoux, de verreries et d'autres objets*. Toute la trouvaille a été expédiée au Musée de Tchinli-Kiosk.
1. L'Orient, revue franco-hellénique, 10 février 1889, p. 174.