‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 235 sur 406 · Cf. Revue archéoL, 1S87. Il, p 356; 1888, 1, p · texte numérisé non relu

Cf. Revue archéoL, 1S87. Il, p 356; 1888, 1, p

nécessité choisir entre deux hypothèses : ou bien l'invasion dorienne a été placée beaucoup trop haut, ou bien M. Ramsay se trompe en insistant sur le caractère proyrewi/* de Tart phrygien et la porte des Lions de Mycènes, plus ancienne peut-être que le tombeau de Bey-Keui, appartiendrait non pas au viii«, mais auxPou au xii* siècle avant J.-C. La légende du Phrygien Pélops traversant la mer dans' son chariot et celle de l'Égyptien Danaûs s'établissant à Argos semblent prouver à M. Ramsay que des rapports suivis existèrent, au vni« et au vii« siècle, entre Argos et la Phrygie d'une part, l'Egypte et Ai^os de l'autre. Mais les objets de style égyptien trouvés dans les tombes de Mycènes sont bien antérieurs au viii* siècle. M. Montelîus a récemment publié un glaive égyptien en bronze, portant le nom d'Amenhotep (vers 4600 av. J.-C), où sont incrustés des motifs tout à fait analogues à ceux des célèbres poignards de Mycènes*, entre autres des lions bondissant. D'après M. Furtv^raengler', ce serait donc au xvn* siècle avant J.-C. qu'il faudrait rapporter les tombes découvertes par M. Schliemann! Otte conclusion peut paraître prématurée, car rien ne prouve que les poignards en question ne soient pas fort antérieurs à la tombe où ils ont été placés. Mais entre le viii« et le xvii* siècle, quel grande morialis aevi spatluml Rien ne prouve mieux que ces divergences d'opinion à quel point nous sommes encore ignorants et combien les monuments seuls, sans le secours des textes, sont incapables de fixer la chronologie.

— On doit encore à M. Ramsay une série d'intéressants articles dans V Expositor àe\9^ sur rétablissement du christianisme en Phrygie* et un mémoire sur les inscriptions phrygiennes d'époque romaine inséré dans la Zeiischrift de Kuhn (t. XXVIII, p. 381-400).

- MM. Cousin et Diehl ont donné au Bulletin (1889, p. 332) trois inscriptions de Cibyra et un long texte de Karayuk-Bazar, qu'ils ont cru pouvoir attribuer à la ville d'Ériza*.

Celaenae Apamée. — Cet emplacement a été l'objet d'une étude de M. Hogarth [Journal of Hellenic Studies, 1888, p. 343-349), qui

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