Beaumeister, Denkmaeler^ p. 987, fig
2. Cf. Pkilol. Wochensckrifty 1889, p. 491, 550. L*ouvrage de M.Mootelius e«t intitulé Bronsaeldem in Egyplen, 1888. Le poignard qa*il a publié est c«Iui de la tombe d'Aab-Hotep, déjà reproduit en couleurs, mais à trop petite échelle, daus la Revue générale de V Architecture^ 1860, pi. IV- VI.
3. M. Ramsay a repris en détail toutes les questions louleTées par l'épitaphe de saint Abercius, qu*il a découverte en 1881.
4. [Voir Ramsay, American Journal, 1887, p. 365. Eriza est près d'Ishkian- Bazar, entre Phylakaion et Cibyra.]
a joint à son travail une intéressante discussion sur les petites rivières dont est formé le Méandre.
Laodicéb Brûlée. — M. Ramsay a publié dans les MUlheilungen d'Athènes (t. XIII, p. 233) cenl-quiranle et une inscriptions, pour la plupart funéraires, recueillies par lui à I.adik (Laodicée), à Serai et à Khadyn-Khan (peut-être Sinethandos). Les in^criplion^ chrétiennes présentent des formules nouvelles el intéressantes ; il y a aussi des noms propres curieux.
SiDON. — Extrait d*une lettre de Hamdi-Bey à M. Perrol, en date du !«• septembre 4888 :
On vient de découvrir à Saîda un grand caveau romain contenant deux sarcophages en marbre portant des inscriptions en grec. Sur les murs de ce caveau on voit, m'écrit-on, des portraits de femme en mosaïque et des inscriptions. J'ai immédiatement donné l'ordre de fermer rentrée du caveau, et de le garder ainsi jusqu'à ce que nous puissions aller de nouveau à Saîda.
H. Waldstein écrit à VAthenaeum (8 juin 1889, p. 736)' qu'Hamdi- Bey lui a récemment montré à Cîonstantinople les photographies des fameux sarcophages qui sont toujours inaccessibles au public. Un de ces monuments a surtout frappé l'archéologue américain : on y voit représentée une chasse au lion, où le chasseur serait Alexandre le Grand, et V c exécution de quelques guerriers ou prisonniers » où figurerait un autre portrait d'Alexandre. H. Waldstein proclame que ces œuvres d'art sont, avec l'Hermès de Praxitèle et les marbres d'Elgin, ce que la sculpture antique nous a légué de plus parfait. Quoi qu'il en soit de ce lyrisme*, on ne saurait trop recommander à M. Waldstein de refléchir plus attentivement à ce qu'il écrit. Après avoir dit que le tableau de la chasse contient un portrait incontestable d'Alexandre, et que ce tableau lui-même ressemble à la mosaïque de Naple?, il ajoute : c A head on the right in this relie f reproduces the head on the gold stater of Philip, » M. Waldstein en serait-il encore à croire que la tète figurée sur les statères de Philippe est un portrait? Il n'est point besoin d'être numismatiste pour savoir à quoi s'en tenir là-dessus.
Jérusalem. — M. Schick croit avoir découvert le mur occidental de la basilique de Constantin et le fossé du second mur de la ville.
1. Cf. Chronique de» ArU, 22 juin 1889. S. [Il est pleinement Justifié.]
578 CHRONIQUE D'ORIENT (1889) [9% iÔ5-6]
Trois coloTïnes de granit, trouvées m situ^ seraient les restes d'un propylée byzantin de Téglise constant inienne. Le Palestine Exploration fund se dispose à continuer les fouilles de concert avec la Société russe de Jérusalem ^
— De nouvelles pierres milliaires ont été signalées dans les environs de Jérusalem par MM. Clermont-Ganneau et Gagnât*.
Les Hittites. — Des fouilles fructueuses, mais sur lesquelles nous sommes encore mal informés, ont été entreprises par MM. Humann, von Luschan et F. Winter dans un tumulus de la Syrie septentrionale près de Sindjirli. On aurait découvert de grands propylées avec quarante bas reliefs hittites encore en place et les restes d'une statue colossale d'Assarhadan (667-600), dont l'inscription relate les guerres de ce roi contre TÉgypte. Ces objets ont été transportés à Alexandrette'.
Dans un cimetière turc près de Sindjirli, la même mission allemande a découvert une statue portant une longue inscription dont les caractères seraient araméens.
— M. J. Krall, après M. Hirschfeld*, s*est inscrit en faux contre la conception de V empire hittite*. Pour lui, le pays des Chétaseslune r^on peu étendue du nord de la Syrie et sa désignation répond à une conception non pas ethnographique, mais géographique. 11 n'admet pas que Tinfluence de cette région se soit étendue sur le reste de TÂnatolie et distingue, avec M. Hirschfeld, Tart cappadocîen de celui de la Syrie du nord.
— La revue anglaise Aature a publié une série de conférences sur les monuments hittites, faites au British Muséum en 1888 par M. Thomas Tyler*. L'auteur s'est particulièrement occupé des inscriptions de Djérablous (aujourd'hui à Londres), du sceau bilingue de Tarkutimme (perdu) et des deux sceaux de Yu^ât et de Tarse dont il a
1. Athenaeum, 9 juin 1888; American Journal of Archaeology, 18S8, p. 345. Cn important ouvrage de M. T. Hayter Lewis, The holy places of Jérusalem (1888), a été l'objet d*un compte rendu détaillé dans VAthenaeum, 1888, II, p. 740.
2. Athenaeum, 7 juillet 1888; Revue des Études jtdves, 1889, 1, p. 95.
3. Philologische Wochenschrift, 1888, p. 1201; The Academy, 21 juillet 1888; American Journal of Archaeology ^ 1888, p. 483.