Ibid., 18 mai 1889, p
3. NaukratiSf part II by E.-A. Gardner, with an appendix by L. F. GrifBth. London, Trûbner, 1888, in-4 de 92 p. avec 45 planches. Cf. le compte rendu que J'ai publié de ce livre dans la Revue critique, 1889, 1, p» 305.
4. Revue archéol,, 1889, I, p. 84 et 204; cf. HirschTeld, Rheinisches Muêeum, 1888, p. 461.
— Le Musée de Boston a acquis, en 1888, un assez grand nombre de marbres et de terres cuites antiques •. VFgypt Exploration fund lui a cédé une partie des objets découverts au cours des fouilles de NaucratÎ8% entre autres les décorations en terre cuite d'un sarcopbage qui paraît appartenir au rv^ siècle avant J.-C. Un fragment des plus intéressants recueilli dans le téménos d'Aphrodite est un torse haut de O"*^^» ^^ albâtre oriental, qui reproduit exactement le type de l'Apollon de Théra. M. Robinson a signalé avec raison Timportance de cette sculpture pour l'histoire de Tart : elle semble prouver, en effet, que le type des statues viriles debout a été introduit en Grèce par Timportation de petits modèles, sculptés à Naucratis sous l'influence de la statuaire égyptienne. On s'aperçoit de jour en jour plus clairement que la théorie de Vautochtoniey chère à Otfried Mûller, doit être définitivement sacrifiée et que les origines de l'art grec doivent bien être cherchées tant en Egypte qu'en Asie Mineure. Seulement, à la différence et à l'avantage des anciens archéologues qui ont soutenu la même opinion, on attribue aujourd'hui une importance prépondérante, dans cette éducation des artistes grecs, aux petits objets d'un transport facile, terres cuites vernissées, figurines^ en bronze et en albâtre, gemmes, bijoux et tapisseries. Peut-^tre faut-il aussi, avec M. Pottier •, insister plus qu'on ne le fait d'ordinaire sur l'immigration d'ouvriers étrangers à Athènes ; ce sont en effet les hommes, et non les choses^ qui sont, en bien comme en mal, les agents les plus actifs des contagions.
Tell-el-Amarna. — Bien que l'étonnante trouvaille des tablettes assyriennes de Tell-el-Amarna (entre le Caire et Louqsor) ne rentre pas dans le domaine propre de cette Chronique, nous ne pouvons nous dispenser d'en dire quelques mots. Faite pendant l'hiver de 1887-1888, elle a déjà provoqué, notamment en Allemagne et en
1. Trtuties of the Muséum of fine arts, Thirteenth annual report, Boston, 1889. La partie du rapport qui concerne l'antiquité est due à M. E. Robinson. Annonçons, à ce propos, que le Musée de Baltimore vient d'acquérir une très importante collection de vases à figures rouges, sur lesquels on lit les noms des céramistes Épiktetos et Philtias, ceux des éromènes Leagros, Épidromos, Panaitios, Chairestratos, Chairias et Lysis. Cette collection a été décrite par P. Hartwig dans les Rômische Mittheiiungen, t. II, p. 167-170; cf. American Joumat of Archaeology, 1888, p. 385.
2. Les objets de Naucratis attribués au Musée Britannique sont énumérés dans la Classical Review^ 1888, p. 232.