‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 237 sur 406 · Cf. Revue archéologique y 1887, II, p · texte numérisé non relu

Cf. Revue archéologique y 1887, II, p

5. Sitzungsbenchte der Akad. der Wiss, zu Wien, 1888, p. 664-672.

6. Nature^ 1888, p. 511, 536, 539, 590, 609 et suiv., avec de nombreuses et médiocres gravures (p. 560, sceau de Yusgàt; p. 610, sceau de Tarse). Nous signalerons encore un article de sif G. Birdwood : The empire of the Hittites in the History of art, publié dans VAsiatic Quarterly Review, 1888, p. i 90-21 2.

déjà été question ici (plus haut, 1888, I, p. 89)*. L'authenticité du sceau de Tarse est elle hors de doute? C'est une question que nous nous contentons de poser; mais ce dont nous croyons être certain, c'est que les développements qu'il a inspirés à M. Tyler sur le * mystère du triangle » et le € pythagorisme hittite » appartiennent au domaine de la fantaisie. Pour M. Tyler, les Hittites sont une population sémitique soumise à une aristocratie mongole; comme preuves de ce mongolisme, on nous allègue la tresse portée par certains personnages et l'analogie du nom hittite Suki-Beki avec des noms comme Usbeg. Aéç jjw'j TfiV XcxiviQv, disait Coraî.

Egypte. — Athribis. — J'ai exhumé de VHoméi*o$ de Smyrne (1876^ p. 365) deux inscriptions intéressantes qui font connaître Texistence d'une communauté juive à Athribis sous un des Ptolémées, probablement sous Ptolémée Y Ëpiphane, mort en 181*. Dans le premier de ces textes, Ptolémée, fils d'Épicyde, surveillant des gardes (âxtordrnQç tûv çuXaxttwv) et les juifs d' Athribis, consacrent un lieu de prière (xpocsu^^) au Dieu Très- Haut (Ôew [^^{(jTa)). On sait par Aristéas que Ptolémée P' arma trente mille (?) juifs et leur fit tenir garnison dans ses places fortes ; il est vraisemblable que les çuXaxîTat d'Athribis et leur chef appartiennent à cette gendarmerie sémitique, dont l'organisation aura été maintenue par les successeurs du premier Ptolémée. Les originaux des inscriptions que j'ai reproduites ont été acquis en 1876 par un Anglais; il serait bien désirable que l'on pût dire où ils se trouvent aujourd'hui.

Une xpoasux"'^ juive d'Alexandrie est mentionnée dans une inscription bilingue de cette ville, qui a été acquise par le Musée de Berlin*.

Bubâstis. — Le roi dont le cartouche a été découvert à Bubastis (cf. plus haut, 1888, I, p. 390) ne s'appelait pas Raian, mais Khian. Cette nouvelle lecture de M. Flinders Pétrie met à néant tous les rapprochements de M. Naville * entre le nom de Raian et le Raian ibn Welid des traditions arabes. Khian peut cependant, non moins que Raian^ être considéré comme identique au lANNAZ de Mané-

1 . Sur le sceau de Tarse, cf. Sayce, The Archaeohgical Journal, vol. XLIV, p. 347-350, avec une plauche.

2. Revue des Études juives, 1888, lî, p. 235; BuUetinde Cotrespondance Hei' iénique, t. XIII, p. 179, 279.

3« Ephemeris epigraphica, t. IV, p. 25.

4. The Academy, 1888, II, p, 109, 124, 142, 425; cf. American Journal of Archaeology, 1888, p. 191, 335.

580 CHRONIQUE DORIENT (1889) [9«, 138-9]

thon, en supposant, comme l'a fait M. Sayce, que ce nom grec soit précédé de l'aspiration.

— M. Sayce a publié, dans la Revue des Études grecques (i888, p. 31i et suiv.)y d'importantes inscriptions grecques et latines copiées par lui dans les anciennes carrières de Ptolémaîs. Quelques nouveaux textes de même provenance ont été recueillis par lui en 1889 ' . Un curieux grafûte, qu'il n'avait expliqué qu'en partie, a été lu comme il suit par M. Birks* :

(e)tç Zeùç Sépaxtç xal *HX (e)Tç *Epji.avou6tç.

Si cette explication trouvait créaoce, on aurait là un exemple singulier de l'identification de TEl sémitique avec Hermanoubis ; malheureusement, il semble qu'il faut lire tout simplement '"HXioç, comme M. Haussoullier Ta suggéré dans la Revue des Études grecques. La formule ETç Z£uç Sépa?7iç s'était déjà rencontrée sur des monuments gnostiques.

Naucrâtis. — La deuxième partie de l'ouvrage surNaucratis, par MM. E.-A. Gardner et Griffith, a paru dans les derniers jours de 1888 ^ Elle contient le récit des découvertes faites en 1885 et 1886 dans le téménos des Dioscures, les temples d'Aphrodite et d'Héra et une partie de la nécropole. La nécropole archaïque n'a pas été retrouvée; les plus anciennes tombes qu'on ait fouillées remontent au iv* siècle. C'est surtout l'enceinte d'Aphrodite qui a fourni en grand nombre les fragments de terres cuites et de vases. Une coupe (pi. VI) est peut-être le plus bel exemplaire connu de la céramique indigène de Naucratis à couverte blanche laiteuse, avec motifs égyptiens et orientaux; bien que brisée en un très grand nombre de morceaux, on est parvenu à la reconstituer presque entièrement. Une curieuse série de vases à couverte noire portent des dédicaces de Mityléniens et paraissent être les spécimens, jusqu'à présent uniques, d'une ancienne fabrique de Lesbos contemporaine de Sappho. Les inscriptions et grafûtes, quoique découverts en grand nombre, n'apportent pas d'éléments nouveaux à la controverse qui a été récemment exposée dans la Revue archéologique par M. Mallet*.

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