Hevxte des Études grecques^ 1889, p
606 CHRONIQUK D'ORIENT (1890) [0, 257-8]
— En nettoyant le terrain au nord du Parthénon, on a découvert plusieurs grandes citernes taillées dans le roc, placées^symétriquement par rapport au temple. Celte constatation est importante, parce qu'elle montre que les citernes en question, loin d'être pébsglques ou cranaennes, ne sont pas antérieures au v* siècle*.
— Pour expliquer la présence, sur l'Acropole, de grands bas-relîeCs archaïques se rapportant à Héraklès, M. Brùckner a émis l'hypothèse que Crésus y aurait fait édifier un temple de ce dieu, détruit pendant la seconde guerre médique*.
— M. Brùckner a publié* une intéressante restitution, accompagnée d'une photogravure et de gravures, du curieux fronton en poros où il reconnaît Zeus combattant Typhon et Héraklès combattant Échidoa. Nous donnons ici une esquisse sommaire de l'ensemble; rappelons que le corps entier de Zeus, sauf la tète et une partie du foudre, les
jambes et les bras d'Héraklès, une partie du serpent àfgauche sont des restitutions de M. Brùckner. Celle du côté droit de la composition se fonde sur l'image d'un vase de Munich {AmerL Vasenb,, pi. 237), qui représente aussi le combat de Zeus contre Typhon, êxatovTaxipx^oq èpTcsToç (Pind., PyfA., VIII, 15; I, 25; Esch., Prow., 352, 353; Sept., 474). Le groupe qui lui fait face, Héraklès luttant contre un serpent énorme, peut-être Échidna, rappelle la part prise par le héros au combat du maître des dieux contre Typhon (Euripi, Herc. fur. y 1272). A ce fronton correspond exactement celui dont on a recueilli les fragments dans la même fouillé, et qui représente Héraklès terrassant Triton (^(?t)ue archéoL, 1888, I, p. 350; 1888, U, p. 216; 1889, II, p. 86).
M. Brùckner a insisté sur la vivacité de la polychromie, dont la tête publiée dans les Antikn Denkmaeler i^l fasc., pi. 30) donne une idée nette même à ceux qui n'ont pas vu les originaux. Moins le tuf qui