‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 246 sur 406 · Alhen. Milth., t. XIV, p. 67 et pi. Il, IIl · texte numérisé non relu

Alhen. Milth., t. XIV, p. 67 et pi. Il, IIl

servait aux sculpteurs se prêtait aux rafûnemeuts du modelé^ plus la couleur devait entrer en jeu pour en compenser les insuffisances.

— A la dernière fête de Winckelmann (9 décembre 1889), M. Puchstein a émis une idée intéressante*. Constatant que les sculptures des frontons et de la frise du Parthénon sont les plus anciennes de celles que nous connaissons en Grèce où se révèle l'usage du foret , lequel n'a pas été employé par l'auteur des métopes, il propose de les attribuer à Callimaque qui, au dire de Pausanias, aurait le premier adopté cet instrument. Pausanias dit expressément (I, 26) que Callimaque, très habile praticien, était inférieur aux grands artistes de son temps, àxoîswv tûv TcpwTwv ; il aura donc bien pu être chargé par Phidias d'exécuter des sculptures d'après les dessins ou les maquettes du maître. M. Puchstein parait aller plus loin et considérer les frontons et la frise comme Tœuvre personnelle de Callimaque; c'est ce que nous ne sommes nullement disposé à admettre avec lui. Les copies de la Parlhénos sont d'ailleurs un mauvais document sur la manière de Phidias, puisqu'une statue chryséléphantine ne pouvait pas être sculptée avec la liberté de style que comporte le marbre. Phidias n'est pas l'auteur de toutes les sculptures du Parthénon, mais il en a certainement été l'inspirateur.

M. Doerpfelda motivé, avec un plan à l'appui, son opinion sur remplacement de la Chalcothèque, qu'il retrouve entre l'enceinte d'Arlémis Brauronia et le Parthénon, le long du mur méridional de l'Acropole*. Quant au temple et à l'enceinte d'Athéna Ergané, dont l'existence avait d'abord été mise en doute par M. Robert*, M. Doerpfeld les rejette au rang des fables; on sait qu'Ulrichs avait été conduit à cette hypothèse, généralement adoptée depuis, par quelques dédicacer à 'AOr^va 'Epyirri (Jahn-Michaelis, p. 60) et une inscription en ver? [Coiy. tnsa\ attic.y t. III, n°1330). 'EpYdrvYjet 'EpY^^o^'ôÇ nes9nt;qju§ des épithètes d'Athéna Polias. Reste, il est vrai, le passage corrompu de Pausanias, I, 24, 3, où Jahn admet une lacune; mais il n'est vraiment pas admissible de la combler avec la mention d'un temple d'ailleurs inconnu. Corruptis locis nihil probatur, disaient les vieux grammairiens. Là où l'on s'attendait à rencontrer ce temple d'Athéna Ergané, les fouilles ont mis au jour les restes d'un grand édiûce avec vestibule qui ne pouvait pas être un temple et où M. Doerpfeld reconnaît la Chalcothèque dont il est question dans un décret du vi® siècle [Corp, inscr. atiic.^ t. II, n« 61).

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