‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 27 sur 406 · Ei^aviQÇ extîajptoç xaTç. 0 jto^ XtOiwv ève · texte numérisé non relu

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122 'Hpateùç MuTiXY;vaToç. OÏtoç oùx et^ev èvTa xeçaXa

Tpi^aç, èv 5à T6> yeve(<i> xajiixoXXaç, aldxuvôjxevoç 8à aT£ xaTayeXajJievoç uxo

1. Est-il besoiu de faire remarquer le caractère tout à fait chrétien et moderne de ce récit, où le dieu se préoccupe non pas des pratiques extérieures, mais des dispositions intérieures, de la foi de celui qui sollicite son aide? — M. Cavvadias, dans r'E^r.ixep^;, a proposé la restitution suivante des lignes 32 et 33 : Stt tot'vyv sjinpooOsv àitlarêi;, [o]\) T6[a]T&|jl [S]£Ou;i Tva ittotoî; to Xombv ï(rztù toi, çâ|j,2v, a tikitô; [rj^oi]. M. H. Weil, que nous avons consulté à ce sujet, a pensé comme nous que cette restitution était inadmissible et nous a fourni, avec la sûreté ordinaire de son coup d'œil, celle que nons admettons dans le texte. [M. de Wilamowilz restitue : ànhvetç [tJu to[î]ç oly]x èoOaiv àictdToi;, TO XotTcbv ïdxoa toi, çafiev, octcktioc \à 0s6;]. La lecture proposée par M. J. Bannack est peu satisfaisants : [o]û to[î;I o['jxJ èoOaiv àm<jT0i;. 11 parait la maintenir dans son programme Aus EpiJauros, Leipzig, 1890, p. 9.)

TÔv dfXXwv ève>ta0îu5e • tov 8à 6 ôsoç XP-^*? ©apixdbcoj Tav xs<paXx/ èzor^ae 1 25 'zpiyjxç l^siv *

1. Bien que les épigraphistes s'abstiennent en général, malgré l'exemple de M. Rangabé dans ses AnliquUés Helléniques^ de donner la traduction des ins* criptions qu'ils publient, nous croyons devoir déroger à cet usage prudent en faveur du texte dont on vient de lire des extraits. Quelques-uns de nos lecteurs nous en sauront gré; la plupart voudront bien être indnlgents, ce dont nous les remercions d'avance.

DIEU. B0N2fB FORTUNE.

Guérisons d'Apollon et d'Esculape.

Cleo fut enceinte pendant cinq ans. Cette femme, après cinq ans de grossesse, vint en suppliante vers le dieu et s'endormit daos Vabaton (dortoir des malades) ; dès qu'elle en fut sortie (5) et eut franchi les limites de l'enceinte sacrée (qu'un accouchement aurait souillée), elle mit au monde un garçon qui, aussitôt né, se lava lui-même à la fontaine et marcha à côté de sa mère. Ayant obtenu celte faveur, elle écrivit snr l'ofiTrande (sans doute un tableau qu'elle consacra au dieu) : « Ce n'est pas la grandeur de ce tableau qui est digne d'admiration, mais la divinité : Cleo a été enceinte pendant cinq ans, Jusqu'à ce qu'elle s'endormit dans le temple et qde le dieu la guérit. »

10. Une fille de trois ans, Ithmonica de Pella se rendit au temple pour demander d'être mère. S'étant endormie, elle eut une vision. Il lui sembla qu'elle demandait au dieu de concevoir une fille : Esculape lui répondit qu'elle deviendrait enceinte, et qu'il lui accorderait encore telle faveur qu'elle pourrait lui demander. Elle répondit qu'elle n'avait pas besoin d'autre chose. Or, •devenue enceinte, elle porta l'enfant dans son sein pendant trois ans, jusqu'à «e que (15) elle revint implorer le dieu au sujet de son enfantement. S'étant endormie, elle eut un songe. Il lui sembla que le dieu lui demandait si elle n'avait pas obtenu de lui tout ce qu'elle avait sollicité puisqu'elle était devenue enceinte, et qu'elle n'avait rien ajouté au sujet de son enfantement alors que le dieu lui demandait si elle n'avait pas besoin d'autre chose, en promettant de le lui accorder : mais puisque maintenant elle venait le supplier de lui accorder une autre faveur (20), il lui donnerait encore ce qu'elle demandait. Aussitôt, étant sortie en hâte du dortoir, elle mit au monde uneâUe dès qu'elle eut franchi l'enceinte sacrée.

Un homme ayant les doigts de la main paralysés, à l'exception d'un seul, vint en suppliant vers le dieu, et voyant les tableaux (ex-voto) dans l'enceinte sacrée, il se prit à douter des guérisons et à railler les inscriptions qui les attestaient. S*eu dormant alors, il eut une vision. Il lui sembla qu'il jouait aux osselets auprès du temple et se préparait à jouer un coup : soudain, le dieu parut et, s'élançant sur sa main, lui étendit les doigts l'un après l'autre. Le dieu s'étant éloigné, l'homme, pour bien se convaincre de la chose, referma «es doigts et les rouvrit un à un. Le dieu lui demanda (30) s'il avait encore des doutes au sujet des inscriptions sur les offrandes du temple, et il répondit que non. Le dieu lui dit alors : in Parce que tu n'as pas cru tout à l'heure à des choses qui ne sont pas incroyables, je t'accorde maintenant le bénéfice d'une incroyable guérison'. » Et, le jour ayant paru, il sortit guéri.

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