E?t)(isp{;> 22 et 23 août
[0, 284] CHRONIQUE D'ORIENT (i89G) 639
est transcrite comme il suit dans le journal grec : 'Eicc T]éXX[t]oç 7rp[urx^]20<;. 3oXî}<; fHù\f.[ri. 'Ev t]oT; oXaeotv {/.[y; xoi[ji.]a{yev [xy;$à xo-
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xaTs(x£t icé^/re atxrtipaç 0!p6iX[iT](i) Mtpo? Twt Ôsôt Les cinq dernières lignes sont très mutilées et n'offrent aucun sens. On voil qu'il s'agit d'un règlement relatif à la protection des bois sacrés. La seconde inscription a été découverte au port de Cardamyle (Màp;jLapov) ; c'est encore un fragment de règlement, d'une lecture très difficile, où il est question des KauxaaîTç, c'est-à-dire sans doute des habitants du port chiote de KaJxaaa dont parle Hérodote (V, 33). La troisième inscription, trouvée au même endroit, est sans importance : ^iXCovsç
TO Kp{T(i)v[oç].
Patmos. — M. Sp. Lambros annonce à VAthenaeum * que les copies de documents inédits faites autrefois par M. Sakkélion à Patmos vont paraître dans le IV» volume des Acta et diplomata publiés par MM. Mûller et Miclosich. Le catalogue des nîanuscrits de Patmos, préparé par le même savant, sera publié par le Syllogue Ilapvaaaoç à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa fondation. M. Lambros dit que les précieux travaux de M. Sakkélion ont, jusqu'à présent « attendu un éditeur. » Cela n'est pas tout à fait exact, car en 1881, étant à Patmos, j'offris à ce savant, avec le consentement du directeur du Bulletin, l'hospitalité du recueil de l'École française d'Athènes, auquel il avait déjà donné quelques articles. Nous sommes heureux d'apprendre que l'impression des manuscrits de M. Sakkélion a commencé dans Télé de 1889.
Délos. — La continuation des fouilles a été confiée en 1889 à MM. Doublet et Legrand. Les travaux ont porté sur le portique de Philippe et plusieurs endroits de Tenceinte d'Apollon; on a découvert des inscriptions nombreuses, entre autres les comptes et inventaires de 274, immense inscription gravée des deux côtés et sur les tranches d'une dalle de l'°,20 sur 0*,92, deux grands décrets de clérouques datés de 140 et de 130 environ, des décrets dé proxénie, un bas^relief
i. The Alhenaeumt 17 août 1889.
votif à Asklépios, un pied gauche d'une statue en bronze qui devait être de grandeur naturelle, une dédicace des Pisidiens à M. Antonius, une signature du sculpteur Héphesiion^ etc. Une base de statue élevée à Hérakleidès, fils d'Aristion de Tarente, par son épouse et ses enfants^ porte la signature du sculpteur Polianthe *. On a aussi découvert une statue archaïque de femme de grandeur naturelle, deux tètes viriles et de nombreux objets en terre cuite.
— M. Homolle a fait connaî're une série de décrets du peuple athénien de Délos S dont Tun est relatif aux libéralités d*un gymnasiarque nommé Gorgias. Un autre permet de distinguer pour la première fois les deux collèges chargés de la garde des trésors et des cérémonies du culte (cl xa6effTa|Jiévoi èzi Trjv çuXaxY;v tôv îepûv ^pfjfxaTwv, o\ è«i xi tepi). Le même article contient des recherches sur la chronologie de archontes sur lesquelles il serait trop long d'insister ici.
— Le Bulletin de Correspondance Hellénique (t. XIII, p. 369 et suiv., pi. XII et XIll) a publié un article sur les antiquités que j'ai découvertes en 1882 au théâtre de Délos. Les plus importantes sont une inscription qui donne le nom d'un poète tragique inconnu, Dionysios fils de Démétrios, et de curieux grafûtes tracés, avec une dextérité merveilleuse, sur les faces d*un petit Hermès acéphale. Des moulages de ces graffites, exécutés d'après mes estampages, sont déposés au Musée de Saînt-Germain. J'ai honte de n'avoir pu donner un plan et un essai de restitution du théâtre de Délos, mais le manque d'instruments et aussi de connaissances techniques m'a empêché de faire ce travail il y a sept ans. Je souhaite qu'il se trouve bientôt quelqu'un pour l'entreprendre.
— M. B. Graef a constaté que la Niké d'Archermos porte des traces de polychromie, notamment d'un ornement en écailles au-dessus de la ceinture*.
— On trouvera des indications intéressantes sur les trésors sacrés de Délos et d'autres sanctuaires dans un tmvail récent de M. Swoboda, qui a été inséré aux Wiener Sludien ^
Mélos. — M. Colliguon n'est pas trop indulgent pour les monuments qu'il publier Au Poséidon colossal découvert en 1877 à