‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 280 sur 406 · Elles y sont arrivées en · texte numérisé non relu

Elles y sont arrivées en

5. Cf. Bévue archéoL, 1889, II, p. 121, n» 1, où nous^voni indiqué le cod-

iremplacé par une revue spéciale dirigée par M. O.-Richtar» The Jom* nal ofCyprian Studies (vol. I, n® 1, avril 1880)'. Cette revue contient des articles en français (?), en anglais et en allemand. Le premier, dû à M. Richter, concerne Tâge du cuivre et du bronze à Chypre; il est accompagné de planches un peu confuses, mais qui reproduisent beaucoup d'objets inédits et curieux. Le travail de M. Dieck, intitulé: Cyprus, réveille-toi! est plus amusant que ne Ta voulu Tauteur. M. 0. Hoffmann a traité deux questions de dialectologie cypriote et le fascicule se termine par deux petits articles de MM. Cobham et Konstantinidès. On ne peut que souhaiter bonne chance à cette revue, qui mériterait d'être patronnée par le gouvernement local de Chypre, si indifférent jusqu'à présent à tout ce qui touche l'archéologie et l'histoire.

— Le joli (et coûteux) volume de M. Hogarth , Dévia Cypria (Londres, 1889), contient une description de la pointe septentrionale de l'Ile, l'ancien royaume de Salamis, accompagné d'une bonne carte et de photogravures. L'auteur a également insisté sur les ruines de l'antiquité et sur celles du moyen âge, mais toutes ses informations sur cette dernière période sont dues aux ouvrages de M. de Mas-Latrie. Il y a quelques inscriptions intéressantes, par exemple, à la page 24, une dédicace à Apollon MuproTYît;. A ce propos, M. Hogarth retire sa conjecture au sujet d'une ville de Melantha*, et explique le surnom d'Apollon MeXivOto»; par l'herbe médicinale dite jJieXày^ioy, une variété du pavot. Nous avons donné ailleurs nos raisons pour croire que l'épithète Me>avOioç se rapporte à une ville arcadienne nommée MeXa'.vaC. L'explication suggérée par M. Hogarth est ingénieuse et il l'appuie du nom d'Aphrodite ixuxTjpéStç (de l'amandier), qui paraît dans une inscription de Mélusha publiée par M. de Cesnola ; mais il n'y a pas lieu d'admettre que toutes les épithètes d'Apollon à Chypre doivent s'expliquer par le règne végétal, et ce qui peut être exact d'Apollon \kDpr:ivr^ ne l'est pas nécessairement d'Apollon jjieXavôioç. M. Hogarth rappelle lui-même la curieuse épithète \hr{ipio^ donnée à Apollon sur une inscription de Pyra [Dialektinschnfteny n' 120). \\ n'essaie pas de l'expliquer; pour ma part, je serais assez disposé à y

teau des premiers numéros. Ajouter : Excavations for sir Ch, Newton (O.-Richter, fin); p. 88, The copper, bronze and iron weapons of Cyprus (J. Naue, fin).

1. Cf. le compte rendu du fascicule par M. R. Meister, Philot. Woch., i889, p. 1500-1502.

2. Cf. Revue arehéol,, 1889, II, p. 121, où nous avions déclaré cette conjecture inadmissible.

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