Texier, Discnptîon de l'Asie Mineure^ III, p
'Av0e|u3-v)v 'Ia{8(i>pov iv îxioiv lucptiapér^ffcv *Vicxt7ù>v vxeTTjpec lxlaaL[u^ tUtxev àpx^^* npovo-v)9a|iivou T[rjç èyaaxâmûçj 'AicoXXuvfou oLpxl\lAyo^J.
2. Mouottov, 1873, p. 125. Grandes lettres. Copie de M. Baltazzi.
'Aptarloveixou toO napS[aX& IyY^jvwv x«\ tIxv(i>v.
3. Mouffeîov, 1873, p. 129. Grandes lettres de0»,06. Copie conforme.
xa\ <ov S8ta)xe ^pY)(t.iT(i>v xai xecivoiv....
Dans une inscription de Teira en Lydie, Mou(Tc7ov, 1876, p. 115, on lit :
fiarîyYjffaiiivou xb 4^i^çiff{&a Tptîçwvoç fleTpciiviou ^ouXcutoO Tf,ç 'TicaiiiYjvôv ic^Xeo);'.
M. Papadopoulos Kerameus a publié en 1876 un poids découvert à Hypaepa, qui donne 390 grammes pour la livre de cette ville *.
Les textes anciens relatifs à Hypaepa sont si peu nombreux, et d'ailleurs si utiles à Tintelligence de ce qui suit, que nous avons cru devoir les transcrire ici.
Slrabon, liv. Xin, p. 627 : Ticawia 81 icoXt; è<rc\ xara^atvouaiv onih toO TfuoXou icpbc th ToO Ka^oTpou icsdîov.
Estienne de Byzance, s, v, Hypaepa : Ticama, «6Xtç Avftiaç, xTtoOcTdot vnh xb icapgtxec|jL£vov ^po;, ûicb xb AIico; (?) Tb sOvixbv 'Vi7aiiCY]v6c. KaXXioxac Ixti"* Y'jvotîxotç xr,v icoXiv, S&pov *Afpodîxi);.
Holslein a proposé de lire «î»; unb xoO AIicoç. Le passage est certainement altéré.
Ptolémée, V, 2, 16 (éd. Nobbe, t. II, p. 11) : Auîîaç Si xtj; xa\ Maioviaç ic6Xc(;... Aiyapa... Ticaiita... SapÎEi^
Pausanias, V, 27, 5 (éd. Didot, p. 272) : Ka\ «XXo êv Au8ta Oexaàjisvoc oUa Sidcçopov |ùv OaO(jLa ^ xaxà xbv itcicov xbv ^ôppuSoç, {lotYcov (livxot 909e x; ou5è aùxb àinjXXaYiAivov. 'Eori yàp AuSoTç eicixXYjaiv Ilepaixot; Upà ifv xs *Iepoxac9oepE(a xaXoujjivp n<SXsi xa\ ev *Ticat{7rotc. 'Ev &x9cxépci> àï xûv Upfi>v ofxtjpLdé xe xoCi ev xâ> oixi^|taxé coxiv en\ peûfxoO xéçpa ' X9^^ ^^ ^^ xaxà xlçpav eox\v aùxYj xv^v âXXT]V, 'E^XOtov 8e SIC xb or/.r|(ia dcvr^p {kiyoi xa\ ^uXa eictçopi^aaç a^a inX xbv ^(apiov icp&xa |ièv xidépav iicéOsxo eic\ xtj xspaXf^, îeuxepa Bï em'xXyjatv oxou Stï Oeûv èwàSeï ^p^pa xa\ où8a(xûc owexx "EXXyj^iv • éicaSsi 8à èKiXeYépLcvoç ex Pi6X^ou. "Aveu xe ÔTi nupb; «voyxYj icàfft &96îivai xi ÇuXa xa\ icepiçavT) çX^ya eÇ aûxôv exXâpL^'ai.
Ce texte nous apprend : i^ qu*une tribu appelée les Lydiens persiques possédait des temples à Hypaepa et à Hiérocésarée ; 2o que les prêtres de ces temples, la tète voilée d'une tiare, lisaient devant Tautel un rituel en
1 . L'ethnique 'Tironm^v^c se rencontre encore dans une inscription d'ÉIeusis, C. /. G,, 379 {CofT>. Inscr. AtiiCy III, no 131 ; cette Inscription concerne le Julius Apellas dont il a été question plus haut, p. 96.) Il est corrompu en Hyphemenus dans Qcéron, Ad Qmntum fratrem^ I, 2, 4 (éd. OrcUi, p. 321).
2 Aevue archéologique^ 1877, I, p. 431.
langage inconnu des Grecs et prétendaient y allumer du menu bois sans le secours du feu.
Appien, Mithrid.^ 48 (éd. Didot, p. 232) : 'ûv iwv0av6pi€voi TpaXXtavo\ xa\ *Tica!'ïr»jvo\ xai MiQTpoitoXïTai xaî xive; écXXoit elc.
Ovide, Métamorphoses, YI, 11. Il est question d*Arachné :
Orta domo parva, parvis IiaUtabat Hypaepis. Métamorphoses, XI, 150 :
Nam, fréta prospiciens, late riget arduus alto Tmolus in adscensu, clivoque extmsus utroque Sardibus hinc, illinc parvis finitur Hypaepis.
Tacite, Annales, IV, 55. Les villes de TAsie ne s'accordaient pas sur le lieu où devait être élevé le temple de Tibère. Onze villes s'étaient mises sur les rangs et faisaient valoir leurs titres. Hypaepa, Tralles, Laodicée et Magnésie furent exclues comme trop peu importantes*. Tacite ne dit pas que les députés d^Hypaepa aient représenté Tantiquité de son sanctuaire. Mais dans un autre passage (Annales, III, 62), rappelant les antiques traditions que les députés des villes grecques firent valoir auprès du sénat romain pour conserver à leurs temples le droit d'asile, Tacite mentionne les titres d'Hiérocésarée, où le culte d'Artémis était entre les mains des Lydiens persiques, comme à Hypaepa : Hiei'ocaesarienses exposuere, Persicam apud se Dianam, delubrum rege Cyro dicatum.
Pline, Y, 31, 9 : Ephesum, allerum lumen Asiae, remotiores conveniunt Caesarienses, Metropolitae, Cilbianiinferioresetsuperiores, Mysomacedones, Mastaurenses, Briullitae, Hypaepeni, Dioshieritae.
Pétrone, Satyrieon, CXKXIII. Au début d'une prière en vers qui, suivant les commentateurs, serait adressée à Priape, on lit ce qui suit :
Nympharum Bacchique cornes, quem pulcra Dione Divitibus silvis numen dédit, inclita paret Cui Lesbos, viridisque Thasos, quem Lydus adorât Vestifiuus templumque tuis imponit Hypaepis, Hue ades, ô Bacchi tutor Dryadumque voluptas, etc.
La divinité invoquée dans ces vers n'est certainement pas Priape, qui n'a jamais été Bacchi tutor, mais Silène ou Pan, dont les traits ont pu so confondre, à une époque de syncrétisme, avec ceux de Priape, fils de Dionysos et d'Aphrodite dans la légende de Lampsaque. Le culte commun à Lesbos, Thasos et Hypaepa est celui de Dionysos et de ses compagnons. Ces vers sont, à notre connaissance, le seul passage qui mentionne Hypaepa comme un centre du culte bacchique, et nous en trouverons la confirmation quand nous examinerons la numismatique de cette ville. Le Dionysos d'Hypaepa est le Bassareus lydien, représenté avec une longue robe, vesti/luus, comme les Lydiens ses adorateurs.
1. Verum Hypaepeni TralHanique Laodicenis ac Magnetibus simtU iransmissi.
[5% 101-2] CHRONIQUE DORIENT (1885) 15!
Yibius Sequesier, De fluminibus, éd. Riese, p. 147 : Cayslros per Hypae^ pam deeurrit proximus paludi A$iae.
Une monnaie grecque impériale d'Hypaepa représente au droit la tète du Sénat avec |€PA CYPRANTOC ; au revers, on lit: YnAI .... KAYCTP et l'on voit le Gaystre couché, tenant dans la main droite un roseau, le coude gauche appuyé sur une urne renversée d'où s'échappent des eaux*.
La Table de Peutinger place Ypepa entre le Gaystre et TUermus, sur la route d*Éphèse à Philadelphie.
 répoque byzantine, Hypaepa est le siège d*un évéché dépendant du métropolitain d*Éphèse*.
Les monnaies d'Hypaepa sont particulièrement intéressantes pour la connaissance des cultes de cette petite ville. Nous en remettons l'étude à la fin de ce chapitre, parce que ces monuments peuvent recevoir quelque lumière des textes épigraphiques inédits que nous allons publier.
Nous avons annoncé plus haut (p. 119), en promettant d'y revenir, la découverte des fragments d'une statue de bronze à Hypaepa. M. Démosthène Baltazzi, envoyé sur les lieux par le gouvernement turc afin de procéder à quelques recherches, a bien voulu nous adresser de Smyme la relation de son voyage, en même temps que les copies et les estampages d'inscriptions très intéressantes recueillies par lui à Odemisch. Nous reproduisons d'abord les principaux passages de sa lettre, qui, jointe aux extraits de Texier que nous avons donnés plus haut, est jusqu'à présent notre unique source d'informations sur les ruines d'Hypaepa.
€ Je me suis rendu à Odemisch pour procéder à une enquête archéologique au nom du Musée impérial. Un paysan de Tapai, en creusant la terre il y a quelques mois pour en extraire des marbres,