‹ Chroniques d'OrientChapitre 141 sur 410 · KJein, Meistersignuturen, p. 22t · texte numérisé non relu

KJein, Meistersignuturen, p. 22t

d’ancien style, auxailes recoquillées (n° 369); des inscriptions chypriotes, les premières, dit-on, qui aient été vendues à Paris (nos 372- 378, publiées par M. Deecke); une stèle portant l’inscription grecque Ttp.a-i'épa ['Olvacaycpou Tifyrnv hzérjvrpi (n° 380).

Dans le Supplément (nos 391-442), nous remarquons le n° 399, ainsi décrit par le catalogue : « Guttus, la plus belle pièce connue de cette classe de poterie, et d’une grande fraîcheur de conservation. La femme qui tient le goulot sur ses genoux est habillée de rouge et ses chairs sont peintes en blanc. La panse est toute couverte de dessins : oiseaux, arbustes, une couronne de feuilles, cercles perlés, treillis, rondelles et dentelures. Peinture noire et blanche sur fond rouge.

H. 0m,35. » Le n° 404 est une coupe à figures rouges, à l’intérieur de laquelle on voit une femme nue penchée en avant et déposant un bassin à quatre anses sur un petit trépied. Le catalogue avait omis d’indiquer que cette peinture est signée HEPMAIO^ ETOIE^EN S mais les amateurs s’en sont bien aperçus, et le vase a été poussé jusqu’à

I , 900 francs.

La vente, faite à l’Hôtel Drouot le 27 et le 28 mai de cette année, a produit de brillants résultats, ce dont on peut féliciter les commanditaires des fouilles; mais, au point de vue scientifique, il n’y a pas lieu de s’en réjouir. D’une part, en effet, la dispersion de la collection découverte à Arsinoé est très regrettable ; de l’autre, les prix élevés obtenus par quelques objets, notamment par les vases peints* et les grandes terres cuites, auront pour résultat d’encourager les fouilles hâtives, sinon clandestines, inspirées uniquement par l’appât du gain. M. Richter ne peut se trouver partout pour dresser le procès-verbal des découvertes; bien des gens, d’ailleurs, qui veulent fouiller à leur aise, se passent volontiers du contrôle d’un archéologue. Il est impossible que le gouvernement ou, à défaut, le public anglais ne finisse point par s’émouvoir d’un état de choses que l’on ne manquerait pas d’appeler scandaleux si la Porte était encore la maîtresse de Chypre.

— De nouvelles inscriptions chypriotes ont été communiquées par M. Richter à M. Deecke et publiées par lui dans la Philologische Wochenschrift du 19 mars 4887 (p. 380)1 2 3. Des inscriptions phéniciennes de même provenance ont été signalées par MM. Berger et Derenbourg à l’Académie des inscriptions.

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