Paton, Classical Review, 1887, p
4. D’autres morceaux, de même provenance, sont au Musée Britannique; cl. Classical Review, 1887, p. 117.
AssarlikU — M. Palon a pratiqué des fouilles dans la nécropole d’Assarlik près de Myndos, qui avait déjà été signalée par M. Newton5. Les tombes sont situées sur une crête en face de l’acropole de la ville antique, que M. Newton identifie à Souagela, mentionnée dans les listes des tributaires athéniens. Elles sont de deux sortes : '1° un mur circulaire de maçonnerie polygonale, d’environ 3 pieds de diamètre, au milieu duquel s’élève un tumulus de pierres détachées. Le centre du tumulus est occupé par une chambre sépulcrale, fermée en haut par deux pierres et accessible vers le nord-ouest par une allée couverte -en maçonnerie polygonale. La porte est un bloc rectangulaire faisant office de linteau, qui repose sur deux autres blocs servant de montants ; 2° un enclos rectangulaire de maçonnerie polygonale, sans trace de tombe, mais contenant parfois une petite cavité superficielle limitée par quatre plaques de ferre cuite et couverte par une grande pierre circulaire; la cavité contient des cendres. Plus loin, sur la même colline, les rectangles sont, au contraire, de grands sépulcres ayant contenu un sarcophage ou un pithos, tandis que les cercles renferment de petites ostothékai. M. Paton croit que ces tombes, placées sur des sommets élevés, sont celles que Strabon mentionne en Carie et qu’il attribue aux Lélèges. Il a remarqué deux tombes analogues près du village de Gheresi qui contenaient de la poterie lustrée noire et rouge ; cela ferait penser que ce mode de sépulture s’est continué assez longtemps parmi les populations de même race. Sur un sommet voisin est un tombeau très remarquable, entouré d’un mur à la distance de 8 mètres et couvert par cinq énormes pierres. Le tout est entouré d’un second mur, à 24 mètres plus loin, et l’on voit une porte vis-à-vis l’entrée du tombeau. La tombe contenait quelques fragments de marbre qui ont pu faire partie d’une porte ou d’un sarcophage et un petit fragment d’un vase attique du Ve siècle. Serait-ce là, comme le suppose M. Paton, la sépulture d’un prince carien ?
Les objets découverts dans les tombes d’Assarlik ont été envoyés au British Muséum. Les vases portent tous des dessins géométriques ; on trouve la même décoration sur des plaques d’or. Les fibules ont toutes le même type ; les armes sont en fer et les corps ont toujours été incinérés. Voici le contenu de deux tombes qui peuvent servir de spécimens : 1° grande amphore circulaire pleine d’ossements et de
t. Classical Review, 1887, p. 80; The Academy , 30 avril 1887, p. 313. [Cf. l’article de M. Paton dans le Journal of Ilellenic Studies, t. VIII, p. 64.]