‹ Chroniques d'OrientChapitre 158 sur 410 · Ecpvipiepiç, 1er et 3 janvier · texte numérisé non relu

Ecpvipiepiç, 1er et 3 janvier

tète juvénile découverte en 1885 à Éleusis1 2. L’honneur d’en avoir reconnu le mérite et d’en avoir deviné l’auteur revient à MM. Denndorf et Furtwaengler3. Voici, en résumé, d’après l’article publié par M. Benndorf, la curieuse histoire de cette sculpture, dont les moulages sont déjà répandus dans les Musées d’Allemagne, et qui occupera désormais une place éminente parmi les chefs-d'œuvre de l’art grec au IVe siècle.

Le buste d’Éleusis a été découvert dans l’automne de 1885. On l’avait d’abord pris pour un Antinous, mais les archéologues n’ont pas tardé à reconnaître qu’il appartient à une époque bien antérieure au règne d’Hadrien. Le lieu précis de la découverte est un édicule avec pronaos et péribole, situé à l’ouest des petits Propylées, sur le devant d’une grande caverne qui a certainement joué un rôle dans le culte chthonien d’Éleusis. Tout auprès du buste, en avait trouvé une dédicace à Eubouleus, en caractères du IVe siècle avant J. -C. :

EYBOYAEI

BAYKIAEYIArOAAOAnPOYEKKEPAMEnN

AIO0ANTOIÀIOTTEIOOYIMYPPINOYIIOI

ANEOHKAN

On savait, d’autre part, par une inscription duve siècle découverte à Éleusis3, que le culte d’Eubouleus, autrement dit Euboulos, était asso cié à ceux de Triptolème et d’un couple chthonien innomé, b ©soç xac ©sa4 5. Enfin, une inscription nous avait appris que le sanctuaire où a été trouvé le buste était consacré à Pluton, et qu’il fut l’objet de travaux d’architecture en 329/8 avant J.-C. !. Or, Eubouleus, comme Euklès, Klymenos et même Pluton, n’est qu’une désignation euphémistique d’Hadès, analogue au nom des Euménides donné aux F uries . La légende d’Éleusis en faisait un frère de Triptolème, ou un berger dont le troupeau fut englouti dans le gouffre où Hadès fit disparaître Coré. Nous ne possédions jusqu’à présent aucune image où l’on pût, avec certitude, reconnaître cette divinité éleusininienne. Mais, a

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