‹ Chroniques d'OrientChapitre 159 sur 410 · EçpYjfi. àp'/aco).., 18S6, p · texte numérisé non relu

EçpYjfi. àp'/aco).., 18S6, p

4. Bull, de Corr. Bellén., 1880, t. IV, p. 225, pl. XV (Foucart) ; Corp. inscr. aitic., IV, n° 27 b.

5. ’Fç/iji. ip'/aioX,, 1883, p. 110 ; Bull, de Corr. llellén., 1883, t. Vit, p. 387. (Foucart.)

priori, il pouvait sembler vraisemblable que le buste récemment découvert, avec l’expression rêveuse et sombre qui le distingue, représentait Eubouleus. Cette hypothèse est devenue presque une certitude, grâce aux faits suivants que M. Benndorf a fait valoir :

1° On possédait à Rome, au siècle dernier, un piédouche de buste retrouvé depuis peu au Vatican, avec l’inscription, longtemps incomprise, EYBOYAEYZ fTPAIITE AOYZ *. Rapprochée d’une autre inscription sur la hase d’une statue, TANYMHÀHZ AEOXAPOYZ (Loewy, n° 505), elle ne peut se traduire qu’ainsi : « Copie de V Eubouleus de Praxitèle. » Donc, Praxitèle avait sculpté un Eubouleus, ce qui n’est pas autrement surprenant, cet artiste ayant choisi dans le cycle d’Éleusis le sujet de plusieurs de ses statues 5 ;

2° Le style du buste d’Éleusis est celui d’un très grand sculpteur ; c’est, d’autre part, incontestablement un original ; il est donc permis d’y reconnaître l’Eubouleus de Praxitèle, qui ne pouvait guère avoir été placé qu’à Éleusis. Assurément, cette tète ne ressemble pas beaucoup à celle de l’Hermès d’Olympie, mais l’Hermès est un œuvre de de la jeunesse de Praxitèle (de 362, à ce qu’il me semble), tandis que l’Eubouleus appartient à la maturité de l’artiste, à l’époque de sa liaison avec Phryné, de ses Aphrodite et de ses Éros (355 à 340, si je ne me trompe) ;

3° La preuve que le buste d’Éleusis était célèbre dans l’antiquité, c’est que nous en possédons des répliques, que M. Benndorf a signalées. Les prétendus Virgile de Mantoue et du Capitole y répondent presque trait pour trait. Des archéologues contemporains avaient voulu reconnaître, dans ces figures, un des Dioscures ou Hélios ; d’autres avaient songé à Alexandre le Grand, et il existe, en effet, une certaine analogie entre la tète d’Éleusis et celle du prétendu Jnopos du Louvre, qui parait bien être un portrait libre d’Alexandre1 2 3. M. Benndorf a indiqué d’autres répliques plus éloignées du même type, par exemple le buste de la collection Nicaise, récemment publié dans la Gazette archéologique 4. Disons, en passant, que l’archéologue autrichien a tort de citer ce buste comme provenant du Châtelet près de Saint-Dizier; en vérité, l’on n’en sait absolument rien, et le posses-

1. Loewy, Inschriften griechisclier Bildhauer, n° 504; Kaibel, Hernies , t. XXII, p. 151.

2. Overbeck, Schri/tquellen, nos 1195 (Déinéter, Coré, Iaccbos) ; 1198 (Triptolème, Cérès, Coré); 1199 (la Katagousa ou Bastazousa, c’est-à-dire Déméter portant Coré).

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