‹ Chroniques d'OrientChapitre 165 sur 410 · Phitologische Wochenschrift 1887, p · texte numérisé non relu

Phitologische Wochenschrift 1887, p

Le but principal de M. Pomtow et de l’architecte qui l’accompagnait était de lever un plan exact du village de Castri, afin de pouvoir faire figurer sur ce plan les découvertes ultérieures. Une carte à l'échelle de l/750e a été dressée, avec l'indication de toutes les maisons et des noms de leurs possesseurs actuels. On a aussi dessiné, à l’échelle de d/50e, le célèbre mur polygonal, en y marquant toutes les inscriptions, au nombre de plus de six cents, qui ont été dégagées jusqu’à présent par O. Müller, Curtius, MM. Foucart, Wescher et Haussoullier. Ces textes doivent être réunis par l’Académie de Berlin dans le volume, actuellement en préparation, des inscriptions de la Grèce du nord. Les explorateurs ont pris vingt-quatre vues photographiques de Delphes et des antiquités qui y sont conservées. Ils ont retrouvé la nécropole occidentale, qui longe la nouvelle route carrossable venant de Chryso, et où l’on a découvert récemment une inscription boustrophédon de trois lignes, gravée dans l’alphabet de Sélinonle (tin du vie siècle) *. 11 a été impossible de relever dans toute son étendue le plan de l’ancienne ville, tant à cause de son immense développement que de l’extrême inégalité du terrain; mais on a pu étudier complètement l’enceinte du territoire sacré dont le péribole (le mur appelé Ilelleniko ) est conservé en grande partie au nord et à l'ouest.

Le centre de ce territoire est la terrasse du temple, supportée par un beau mur polygonal très ancien. On n’en connaissait jusqu’à présent qu’une longueur de 77 mètres, à partir de l’extrémité orientale; de nouvelles recherches en ont fait découvrir l’extrémité ouest, à une distance d’environ 75 mètres plus loin. Cette partie du mur parait ne point contenir d’inscriptions. Le segment oriental a été déblayé sur un espace encore inexploré de 2 mètres, où l’on a copié des inscriptions inédites.

Le xpY)Tu'Swp.a du temple est apparent du côté sud; une tranchée de 3 mètres ne put atteindre le niveau de ses énormes fond itions. L’escarpement du terrain a rendu nécessaire, pour soutenir le sol, la construction d’un certain nombre de murs parallèles, courant de l’est à l’ouest et reposant sans doute sur le roc vif. Entre les murs parallèles se trouvent des chambres souterraines, 5cop.xru ô-oyaia; le plan de trois d’entre elles a pu être relevé à l’échelle de 1/ 100e. Les toitures de ces souterrains forment en même temps le sol du temple. Les seuls vestiges visibles de cet édifice sont environ trente tambours de colonnes en pierre du Parnasse, et quinze tambours de colonnes ioniques en marbre; c’est aux fouilles à faire connaître le reste.

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