Classical Review, 1887, p
statuette acéphale haute de 0m,30, trois masques satyriques, dont un orné de couleurs, des fusaïoles, plus de cinq cents figurines d’animaux en terre cuite, quelques-unes avec inscriptions, de très nombreux fragments de vases inscrits, une statuette en terre cuite haute de 0n’,25 représentant un Cabire et portant l’inscription : Kaêetpu xat tû o’ô aùtox On mentionne encore quatre monnaies de bronze et d’argent, une base de statue avec inscription, de grands fers de lance, un bas-relief sur os représentant un Cabire, des statuettes de Pan, des Cabires, de Dionysos, un vase avec une femme jouant de la cithare, etc. Une correspondance adressée au Standard de Londres, et traduite par un journal allemand !, cite parmi les trouvailles « une statuetteen bronze représentant une des divinités féminines ou Cabeirides, portant une couronne de lierre, avec un masque derrière la tête, tandis que son fils lui sert d’échanson (wcihrend ihr Sohn ihr Wein kredenzt ) ». Il faudrait être plus malin qu’un Cabire pour comprendre quelque chose à cette description 3.
Delphes. — Nous espérons que le jour n’est pas éloigné où nous pourrons annoncer à nos lecteurs le commencement des fouilles de Delphes, que doit entreprendre, sitôt que la question des terrains aura été réglée, l’Ecole française d’Athènes, aux mêmes conditions que l’exploration d’Olympia accomplie par l’Allemagne, et que les recherches de l’École française elle même à Délos. Malheureusement, tandis que l’Altis d’Olympie et le rocher délien étaient inhabités, il y a un village grec sur les ruines du temple de Delphes : c’est de là seulement que proviennent les retards apportés depuis dix où quinze ans à l’exécution d’un projet si cher à tous les archéologues. Mais l’heure approche où ces derniers obstacles seront écartés. Il n’en est que plus nécessaire de bien connaître à l’avance tout ce qui concerne la topographie de Delphes. Aux travaux considérables, mais déjà anciens, de MM. Ulrichs et Foucart, s’ajoute maintenant celui d’un savant allemand, M. Pomtow, qui a été communiqué à la Société archéologique de Berlin (juillet 1887), et dont nous donnons une analyse d’après la Phitologische Wochenschrift *.
1. Cf. ’Ecpruaepi’ç, lor et 3 janvier 1888; Phitologische Wochenschrift , 1888,