The Athenaeum , n° 3135, 26 novembre
2. Cf. Revue archéol., 1887, II, p. 80, note 4, où nous avons donné la bi¬
bliographie de ces étranges sculptures.
Upov), le mot ÜXaffT^virjç était douteux : on avait proposé IlXnÏYj'rôfe (Porson), Moan jvr,ç (Nibby), IIXa/.'.avŸjç (Siebelis). Aujourd hui la lecture IlXaïTfivijç est définitivement assurée.
La dédicace déjà connue par le Bulletin de Correspondance Hellénique (1887, p. 300) : MijTpoSwpa ’AicoXXS (xvj-cpl HXaiT^vr, ihyrp, est gravée sur la base d’une sculpture en marbre blanc, haute de 0m,50, qui représente Cybèle assise sur un irône, chaque main appuyée sur la tète d’un lion placé de part et d’autre de la déesse1 2. Tout auprès on a trouvé une tète d’un bon travail, où M. Contoléon reconnaît Aphrodite ou Artémis.
M. Martin Schweisthal a publié dans la Gazette archéologique (1887, p. 213-232) un long article, fort pénible à lire, intitulé : Limage de Niobé et l'autel de Zeus Hypatos au mont Sipyle. Voici, en résumé, la thèse de cet archéologue* : 1“ M. Schweisthal croit avoir retrouvé la Niobé d’Homère dans la vallée de l’Achéloos (Jarik-Kaïa) : c’est un lusus naturae haut de 25 à 30 mètres. Ce lusus, parait-il, concorde fort bien avec ce que les auteurs anciens ont dit de la Niobé du Sipyle :
De loin c’est quelque chose et de près ce n’est rien;
2° vis-à-vis du rocher de Niobé, de l’autre côté de l’Achéloos, un des contreforts du Sipyle s’élève à près de 1,000 pieds, et porle sur son sommet l’acropole de Tantale, découverte par M. Humann. Dans un bloc prismatique où M. Humann avait vu le trône de Pélops, M. Schweisthal reconnaît un autel de Zsùç 1 rraicç, divinité que Nonnus ( Dionys ., XIII, 534) place sur le sommet du Sipyle; 3° le tombeau de Tantale est bien là où l’a placé M. Humann, à vingt minutes vers Test de la Niobé; 4° une dynastie royale, d’origine assyrienne, aurait occupé le Sipyle et gouverné de là les Phrygiens de la plaine avoisinante ; 5° M. Schweisthal a cherché, dans les monuments figurés de l’époque classique, des répliques du type de Niobé, et il s est imaginé en reconnaître dans quelques terres cuites de Cyrénaïque et de Myrina. Ici, je m’insurge : c’est de la fantaisie pure, et les deux figurines publiées par M. Schweisthal protestent avec moi contre la désignation de Niobé qu’on leur inflige. Ce sont de jeunes et coquettes
1. M. Schweisthal, qui dit avoir vu cette sculpture chez le vali de Magnésie (Gaz. archéol ., 1887, p. 219), l’appelle « une plaque de marbre représentant Cybèle tourrelée, tenant d’une main la patère et de l'autre le tympanon, avec deux lions à ses pieds et accompagnée d’Hermès... Ce monument peut être attribué au iv° siècle avant notre ère. »