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PIERRES A ÉCUELLES

I et II. Environs d' Artouf (Palestine). — III. Comté de Rosshire (Écosse).

zontale. Nous reproduisons ici les dessins publiés par M. Schick, qui peuvent intéresser les préhisloriciens familiers avec les pierres à écuelles de l’Europe centrale3. Non loin du second autel, on voit un

1. Zeitschrift des deutschen Palaestina-Vereins, 1887, p. 131-156, avec 6 pl.

2. Voir un récent article de M. de Nadaillac, Revue d'anthropologie, t. XV, p. 93 et suiv., où l'on trouvera l’indication d’un certain nombre de travaux antérieurs.

3. Nous donnons en regard le calque d’écuelles qui ont été signalées en Écosse (Simpson, Archaic sculptures, Edinburgh, 1867, pl. XIV, n" 4). Dans un appendice au travail de Schick, M. Guthe suppose (p. 158) qu’on répandait du vin et de l’huile sur les tables d’autel et que les rigoles creusées dans la

cercle très régulier de quatorze pierres avec un autre cercle intérieur de huit pierres. Ce cromlech est le second que l’on découvre à 1 ouest du Jourdain ; ils sont, en revanche, très nombreux à l’est de cette rivière. On a aussi trouvé à Artouf un colombaire romain, des tombes taillées dans le roc et un pressoir à huile, dont un des montants serait, suivant M. Schick, un ancien menhir.

Égypte. — L ’Egypt Exploration fund annonce deux publications nouvelles : un volume sur les fouilles de Daphné (Tell-Defenneh) et de Tanis (2e partie) un autre sur la seconde année des fouilles de M. Petrie à Naucratis*. M. Petrie doit publier, au printemps prochain, un très grand nombre de graffiti qu’il a recueillis dans la haute Égypte; il en donnera des fac-similés et des transcriptions.

L ’Athenaeum du 17 septembre 1887 déplore le triple danger qui menace le Musée de Boulaq : l’incendie, les voleurs, les crues du Nil *. Les chances d’incendie pourraient être écartées si 1 on achetait les constructions qui confinent au Musée, mais les voleurs et le Nil? Combien il vaudrait mieux — c’est Y Athenaeum qui parle transférer le Musée de Boulaq à Londres ! Cette conclusion mérite d’être signalée ; ne pourrait-on pas aussi, pour empêcher les touristes d’y graver leurs noms, transporter à Hyde-Park, sur les bords de la Serpentine, les Pyramides et le Sphinx de Gizeh?

Babylonie. — Pénétrons, par exception, jusqu’à la vallée de l’Euphrate pour annoncer une découverte très intéressante : les Babyloniens du temps de Goudéa brillaient leurs morts. Ce résultat a été mis hors de doute par MM. Moritz, Koldewey et L. Meyer, membres d’une expédition en Babylonie dont M. L. Simon a fait les fiais (1886-1887)4. C’est le plus ancien exemple des pratiques anaryennes

pierre devaient empêcher l’écoulement des liquides. Ni M. Guthe niM. Schick n’ont songé aux pierres à écuelles, si nombreuses cependant en Allemagne sous le nom de Schalensteine.

1. Le Musée Britannique vient d’acquérir une collection de poteries grecques archaïques de cette provenance; cf. Classical Review, 1837, p. 316 et Cecil Smith, Illustrated London News, 11 septembre 1886.

2. La discussion entre M. Hirschteld et M. E. Gardner sur les inscriptions de Naucratis a continué dans YAcademy (nos 792, 793, 796, 798, 799). Nous croyons savoir que M. Hirschteld compte prochainement traiter cette question dans notre langue. [Cf. Revue des Études grecques, 1890, p. 221.]

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