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The Athenaeum, 19 mai 188S

d’appareillage d’époque romaine. M. Furtwaengler a fait observer que les statues du fronton en marbre pentélique semblent pourtant antérieures à cette époque.

Mycènes. — M. Tsountas a fouillé quinze tombes d'époque mycénienne, dont douze au nord et trois à l'ouest de l’ancienne ville; l’une d’elles, en forme de coupole, a été anciennement violée ; les autres ressemblent aux tombes creusées dans le roc à Nauplie. Les trouvailles consistent en objets d’or et en pâtes de verre, auxquels s’ajoutent quelques ivoires sculptés, un bon nombre de gemmes des îles et deux fibules de bronze très simples, les premières que l'on ait découvertes à Mycènes1.

I. Je ne peux que signaler ici un travail de M. Schuchhardt sur les tombes royales de Mycènes, lu à la Société archéologique de Berlin au mois de mars 1888 (Ph.il. Woch., 1888, p. 542). La conclusion la plus importante est que les fragments de vases des tombeaux ne sont pas de la même époque que les tessons aus dem Schutt, comme l’ont admis MM. Furtwaengler et Loeschcke. Une seconde lecture de M. Schuchhardt sur le même sujet ( Archaeol . Gesellsch., mai 1888 ; Philol. Woch., 1888, p. 703) présente un intérêt encore supérieur. L’auteur a montré des copies de peintures murales relevées dans le palais de Mycènes au cours des fouilles de 1886 à 1887. Un fragment présente trois figures à tête d'dne marchant à la file et portant sur leurs épaules une longue planche. Sur une autre, on voit à droite et à gauche une femme étendant ses mains au-dessus d'un autel; le milieu de la composition est occupé par une idole portant un grand bouclier. La forme de l'autel rappelle celle de la colonne sculptée sur la porte des Lions. Chose plus remarquable, le vêtement des femmes est identique à celui que l’on remarque sur la grande bague d’or de la sixième tombe (Schliemann, Mykenae, p. 402). Ainsi tomberait, en partie du moins, la théorie de l’importation et il faudrait attribuer au même art, non plus carien mais achéen, le palais de Mycènes et le contenu des tombeaux. A Mycènes, comme àTirynthe et à Athènes, le temple principal de l’acropole occupait le milieu de l'ancien palais, d’où il ressort qu’à l’époque royale le siège du culte divin était le palais des Anactes et qu’il n’existait pas encore de temples proprement dits. Ainsi s’explique le passage célèbre de l’Odyssée (y), v. 79), si souvent allégué par les Paleyens à l’encontre de l'ancienneté d’Homère, d’après lequel Pallas Athéné se rend à Athènes « dans la forte maison d’Érechthée. » Les acropoles primitives comprennent tout à la fois le palais royal, la « chapelle » royale et le caveau royal. On peut voir dans ces combinaisons une brillante confirmation des vues exposées dans le chefd’œuvre de M. Fustel de Coulanges. — Au sujet de la date de la civilisation de Mycènes ( Revue archêol., 1887, II, p. 356), M. Torrnous fait observer qu’une gemme des îles trouvée à lalysos ( Rhodes in ancient limes, p. 108) porte une représentation fort semblable à la porte des Lions : ce fait viendrait à l'appui de la date proposée par M. Ramsay (vin0 siècle av. J.-C.).

Delphes. — On annonce qu’un cultivateur a trouvé une tête d’homme barbu, en marbre et du meilleur style, qui a été expédiée à Athènes

Corfou. — Un important travail sur celte île a été publié par M. Partsch, comme 88e Ergànzungshefl des Mitlheilungende Petermann. Cette étude est accompagnée d’une carte à l'échelle du cent millième.

Syra. — Un Musée central des Cyclades a été fondé à Syra; on y a déjà transporté les objets découverts par l’École française d'Athènes à Amorgos s.

Paros. — Sous le titre Antike Sculpturen aus Paros, M. Emmanuel Loewy, l’auteur bien connu des Inschriften griechischer Bildhauer, vient de publier un excellent inventaire des richesses archéologiques de cette île1 2 3. Les croquis donnés par M. Loewy sont très sommaires, mais parfaitement suffisants pour permettre d’apprécier l’intérêt iconographique des monuments qu’il figure. Je noterai en particulier une idole de style carien (p. 152), un groupe archaïque d un homme et d’une femme debout (p. 151), plusieurs fragments archaïques de statues assises (p. 156, 157), un torse du genre de l’Apollon Strangford (p. 161), deux masques en terre cuite (p. 183, 184). Sur les planches annexées à ce travail, on remarque deux reliefs archaïques, à savoir : un personnage assis et une Gorgone ailée qui rappelle celle de Délos (pl. V), un torse féminin analogue aux Athénas de l’Acropole (pl. VI), enfin des sculptures de sarcophages (pl. VII-IX). Il est fort à désirer que ce travail soit imité, l’inventaire archéologique des îles de l’Archipel restant encore presque entièrement à faire, sauf en ce qui concerne lepigraphie. Cependant, même sur ce terrain bien exploré, M. Loewy a pu glaner encore quelques textes intéressants (p. 179 à 188).

Milo. — M. Sfillman vient de publier à Boston, sous le titre On the track of Ulysses, un in-quarto de luxe illustré, où il raconte ses impressions de voyage dans l’Archipel. On y trouve une description d’Ithaque et de Corfou, un essai sur la géographie de Y Odyssée, et un

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