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The Athenaeum , 28 avril

3. Archaeologische epigraphische Mittheilungen aus Oesterreich, 1887, p. 1 47- 188, pl. V-1X.

curieux article sur la Vénus de Milo, qui avait déjà paru dans la ie\ue américaine The Century (Scribner’s Montkly), en novembre 1881. Nous en avions donné ailleurs une courte analyse ( Manuel dePhilol., t. 1, p. 77). M. Stillman reproduit les renseignements qui lui ont été fournis, en 1865, par M. Brest, le fils du consul auquel le Louvre doit la statue de Milo. Ce témoignage (p. 78) est à ajouter aux autres déjà réunis par M. Goeler de Ravensburg et par les archéologues qui ont traité le même sujet. Pour M. Stillman, la prétendue Vénus est une Victoire, celle même qui occupait le temple de la Niké Apteros à Athènes ; comme Millingen en 1816, et se fondant sur des expériences faites à l’aide du modèle vivant, il pense qu’elle appuyait un bouclier sur son genou gauche et y inscrivait quelque chose à l’aide d’un style qu’elle tenait de la main droite. Cette hypothèse n’est pas inadmissible; mais il faut absolument renoncer à reconnaiti’e dans la statue de Milo la Niké Apteros du sanctuaire athénien. Une autre restitution vient d’être proposée par M. Heydemann, dans son programme de Halle Pariser Antiken (1887) : la Vénus aurait appuyé sa main gauche, tenant la pomme, sur un trophée placé à côté d’elle, tandis que sa main droite aurait tenu un casque ou tout autre objet qu’elle se disposait à ajouter au trophée. Cela n’est-il pas de la dernière invraisemblance ?

Notre-Dame de Milo, comme disait Henri Heine, a le privilège, entre toutes les statues du Louvre, d’occuper de temps en temps les journalistes. Que de gens se mêlent de parler d’elle sans y être autorisés par leurs études ! C’est ainsi qu’au mois de décembre 1887, un amateur de Rouen a écrit au Matin pour annoncer qu’il avait découvert la restitution du groupe dont la Vénus de Milo faisait partie; cette restitution se fonde sur le groupe de Mars et Vénus du Musée de Florence, dont l'amateur rouennais parle comme d’un trésor inédit, sans se douter qu’il en existe au moins six publications. Deux mois après, un anonyme résume dans le Temps l’ouvrage de M. Stillman, et écrit gravement que les Victoires de la balustrade du temple de Niké Apteros sont des œuvres authentiques de Scopas. Là-dessus, un autre anonyme, qui signe Agnostos, adresse au directeur du Temps la singulière lettre que voici (13 mars 1888) :

Au directeur du Temps.

Marseille.

Monsieur,

J’ai lu avec un vif intérêt, dans votre journal, la nouvelle identification par M. Stillman de la Vénus de Milo.

A mon humble avis, ce marbre radieux n’est ni une Aphrodite, ni

une Nike; son vrai nom se trouve dans Euripide, dans le récit fait par Talthybios à Hécube de la mort de sa fille :

« Ayant saisi son péplum du sommet de ses épaules, elle le déchira (le laissa tomber) jusqu’au milieu de ses hanches, au-dessous du nombril, elle montra ses seins et sa poitrine beaux comme ceux d’une statue, et « quand posé le genou en terre... »

C'est donc une Polyxène. Elle en a l’attitude et le caractère, la bravade héroïque.

Euripide a pu décrire la statue existant de son temps, ou bien le démiurge, l’artiste, s’est inspiré des vers du poète pour réaliser le type. Il aurait saisi le moment où Polyxène, se portant en avant, allait mettre genou en terre.

Je livre cette hypothèse à de plus savants que moi.

A ce propos, pourquoi laisse-t-on frissonner cet idéal de beauté dans un humide caveau? Ce chef-d'œuvre ne peut s’épanouir dans l’atmosphère lumineuse de sa pairie; mais pourquoi ne le placerait-on pas, pour le moins, au centre du salon carré du Louvre?

Agréez, etc.

Agnostos.

Le baroque ou, pour mieux dire, l’absurdité de cette hypothèse passe la mesure ; et, cependant, je l’ai entendu discuter par des gens instruits. Cela prouve combien il reste à faire pour que les éléments de l’archéologie grecque soient mis à la portée de ceux qui prennent intérêt aux questions d’art.

A la suite de la lettre de l’amateur rouennais, dont nous avons parlé tout à l’heure, un rédacteur du Matin est allé trouver M. Ravaisson, qui lui a fourni d’intéressants détails sur l’historique de la statue et sur l’hypothèse du groupement dont il s’est fait depuis vingt ans le défenseur [Matin, 24 décembre 1887). Nous ne pouvons pas reproduire ici cette longue conversation; qu’il nous suffise d’en détacher quelques lignes :

J ai connu, a dit M. Ravaisson, un gardien du Louvre, qui avait assisté à la réception solennelle de la statue... C’était le jour de la rentrée des Chambres. L’ouverture de la session avait lieu en présence du roi dans la grande salle du Louvre, qu’on appelle aujourd’hui la salle Lacaze. Comme le roi était impotent, et était obligé de se faire charrier dans une petite voiture, on avait monté la statue jusqu’au premier étage afin qu’il la rencontrât sur son chemin. Le souverain se fit conduire jusqu aux pieds de la Vénus, la considéra longuement, d’abord avec l’attention d’un critique, ensuite avec l’admiration d’un artiste, puis il se tourna vers ses courtisans : « Voilà qui est vraiment très beau, Messieurs dit-il. La place d’un pareil chef-d’œuvre est dans notre Musée du Louvre. Qu’on

l’y porte immédiatement. » Et voilà comment la Vénus, offerte tout d’abord au roi, finit par appartenir à la France.

Pour en finir avec la Vénus, j’ajoute qu’un sculpteur allemand, le professeur A. Zur Strassen, a sculpté un modèle restauré du groupe hypothétique qui a été gravé dans Vlllustrirte Zeitung de Leipzig (10 septembre 1887) *. Dans cette restauration, la main droite abaissée de Vénus saisit la partie inférieure du bras droit de Mars ; cela est certainement faux, car le bras droit de la Vénus était relevé, comme le démontre la trace d’un support. Du reste, plus j’y réfléchis, plus l’hypothèse de Quatremère et celle de M. Ravaisson me semblent insoutenables, plus aussi je me sens porté vers l’hypothèse de Millingen ; la question est de celles que l’on peut espérer voir résoudre un jour par la découverte d’une réplique fidèle. Jusque-là, les discussions continueront sans convaincre personne; mais elles seraient certainement plus fécondes et moins aventureuses si nous possédions en France un ouvrage d’ensemble bien au courant sur la Vénus de Milo. M. Ravaisson nous l’a promis, il tiendra parole.

Amûrgos. — Les fouilles entreprises dans l’ile d’Amorgos, au nom et aux frais de l’École française d’Athènes, ont commencé le 16 février et ont été closes le 11 avril 1888. La direction des travaux était confiée à M. Gaston Deschamps. Par suite de chômages forcés, cette période n’a compris que trente-six jours de tra\ail, avec une moyenne de trente-six ouvriers.

Les recherches ont porté successivement sur trois points différents : 1° l'acropole de Minoa et le village de Katapola, où plusieurs voyageurs avaient remarqué des vestiges antiques; 2° l’acropole d’Arcésiné, à Castri ; 3“ le lieu dit Vighla, près du village de Tholciria, emplacement supposé de l’ancienne Aegialé.

Minoa. — Architecture. — Un petit monument (larg. 5m,25), bâti en pierre dure et grise. Un perron de cinq marches donne accès dans un étroit vestibule, d’où l’on passe dans une chambre rectangulaire, munie d’une plate-fonne. Tout autour, le rocher a été évidé, et, à droite, les terres ont été revêtues d’un mur de soutènement, pour faire à cet édicule une sorte de niche. Par une particularité bizarre, la face postérieure, qui n’est séparée du rocher que par un étroit couloir, est d’un appareil très soigné.

1, Cette gravure a été communiquée à l 'Académie des beaux-arts le 7 décembre 1887; cf. Gazette des beaux-arts , 1888, t. I, p, 74.

Dans le village de Katapola, une tranchée, ouverte près de l’église de la navayû* KawiroXiavVj, le long d’une rangée de trois colonnes encore debout, a mis au jour, sur deux points différents, un dallage de mosaïque ayant appartenu à une église byzantine, ou peut-être à un édifice romain. M. Deschamps a trouvé, au même endroit, un chapiteau dorique, en marbre noir, dont le coussinet est très aplati, une base ionique et deux chapiteaux de même ordre.

Sculpture. — 1° Une tête d’homme, en marbre, de proportions colossales ; 2° une tète d’homme, en marbre, un peu plus grande que nature, ceinte d’une couronne de feuillage; 3° une tête de femme, en marbre blanc, ornée de colliers et de boucles d’oreilles ; 4° une tête de femme, en marbre blanc, d’un travail soigné, très bien conservée. L’expression est individuelle et fine. C’est évidemment un portrait; 5° la partie inférieure d’une statue drapée; 6° un grand nombre de pieds, de mains, etc. ; 7° cinq bas-reliefs mutilés, répétant, en des dimensions diverses, le type uniforme d’un cavalier, debout, tenant par la bride un cheval, près d’un arbre autour duquel s’enroule un serpent; 8° un bas-relief bien conservé, représentant un homme à cheval et une scène de sacrifice. Tous ces marbres appartiennent à l’époque romaine.

Épigraphie. — 1° Décret des Samiens établis à Minoa (ô îtjp.oç b Saptcov xaxoîxwv h Mtvoa), en faveur d’Hégésarété, fille d’Aenésicrate. Ce texte contient des renseignements nouveaux au sujet du calendrier et des affaires religieuses de la cité : 62 lignes;

2° Décret des ÎEpoupyoi d’Athéna Itonia (èm Sr^iopyou rhyy.pÎTOU, p.ï)voç Kpovîwvoç), en l’honneur d’Épinomidès, fils de Théagénès. Caractères de bonne époque : 30 lignes ;

3° Décret rendu par le Sénat, le peuple et le xoivov xûv âXstçopivwv en faveur d’Eunomidès, fils d’Aristéas, et spécifiant les honneurs qui seront rendus au titulaire pendant la fête des 'Epp.aTa : 29 lignes ;

4° Inscription votive en l’honneur d’un certain Aristogénès « mythographe d’Apollon et des Muses » : 4 lignes ;

5° Deux dédicaces à Hermès ;

6° Décret honorifique du peuple d’Arcésiné, en faveur d’une femme : 32 lignes ;

7° Fragment d’un décret de proxénie : 9 lignes;

8° Deux signatures d’artistes, Protogénès et Théophilos;

9° Une quinzaine de textes funéraires et plusieurs inscriptions byzantines, dont Tune, malheureusement peu lisible, a 40 lignes.

Objets divers. — Sur l’acropole de Minoa, au-dessus de l’édicule mentionné plus haut et près des restes d’un mur hellénique, M. Des-

champs a trouvé un grand nombre de menus objets, fragments de figurines, vases, anses d’amphores avec inscriptions, lampes funéraires, verreries, pesons et pyramides de terre cuite, fusaïoles, clous, aiguilles en os et en ivoire. Signalons spécialement un masque de terre cuite, d’un bon travail, et une plaque ronde représentant, en relief, le combat d’un guerrier contre une Amazone. En outre, un tombeau contenant des fibules, des bracelets en bronze et une fibule en or.

Arcésiné. — L’état des cultures n’a pas permis d’explorer un terrain où M. Radet, membre de l’École française, a dégagé, l’année dernière, un autel tétragonal et deux tètes de marbre qui seront prochainement publiées dans le Bulletin. Les recherches ont été presque exclusivement restreintes à l’étroite plate-forme de l’acropole , où M. Deschamps a trouvé quelques textes épigraphiques :

1° Fragment de décret du sénat et du peuple, en faveur d’un personnage qui aura la présidence ht tÿ) auvôSu tûv Ixwvtuv : 16 lignes ;

2° Fragment de décret. Petites lettres, de bonne époque : 9 lignes;

3° Inscription archaïque, gravée en caractère |3oosTp cxpvjBôv.

Il faut encore mentionner deux dédicaces à Ilithye et deux inscriptions votives à Déméter et Koré, recuillies à Vroutzi et dans la chapelle d ’Haghios-Ioannis, sur la montagne aux environs d’Arcésiné. Soixante monnaies byzantines en or ont été trouvées à K as tri, aux pieds de l’église de la Ilxvayb Kaavpta vij.

Aegialé. — A Vighla, près du village de Tkolaria, M. Deschamps a dégagé onze degrés demi-circulaires, qui indiquent probablement l’emplacement d’un petit théâtre. Ce détail pourra servir à fixer un point de la topographie d’Aegialé, qui est encore complètement à faire. Un bloc de marbre, portant la mention d’Apollon II poçûl.al;, la partie inférieure d’une statue drapée, des anses d’ampliores avec cachets et inscriptions, des monnaies, un petit liermès de terre cuite, deux kylix, des fragments de vases, dont l’un présente une petite représentation figurée et dont les autres, à couverte orange, rouge ou noire, sont décorés d’ornements peints ou de fleurs épanouies, ont été trouvés au même endroit. M. Deschamps a copié également une dédicace à Ilithye et deux listes d ’éphèbes et de gymnasiarques.

En somme, comme on le voit par ce court aperçu, les recherches de M. Deschamps ont été fort heureuses1 et font augurer très favora-

1. Cf. The Athenaeum, 12 mai 1888 ; l’auteur de cette courte notice a commis plus d’une bévue.

blement des fouilles plus étendues qui pourront être entreprises l’an prochain dans la même île. Nous espérons qu’il en sortira non seulement d’intéressantes notices pour le Bulletin, mais une monographie de l’ile d’Amorgos, travail qui embrasserait également la période antique et l’histoire, si mal connue encore, des îles de l’Archipel grec au moyen âge1.

Crète. — M. Joseph Hirst publie dans VAthenaeum (24 mars 1888) des renseignements complémentaires sur les découvertes faites au mois d’octobre 1887 à Haghios-Onuphrios, près de Pliaestos. Le tertre fouillé était un véritable amas de squelettes; les ossements les mieux conservés ont été déposés au Musée du Syllogue grec à Candie.

A Gortyne , M. Halbherr a reconnu que l’édifice semi-circulaire, où il a copié la grande inscription juridique, se compose de pierres qui portent des lettres d’assemblage, de formes beaucoup plus récentes que celles de l’inscription elle-même. Il est donc certain que l’hémicycle est de construction postérieure à la gravure du code. M. Halbherr a également montré que cet hémicycle a subi plus tard une reconstruction et a été utilisé comme un petit théâtre ou un

2. On peut consulter sur Amorgos : Bondelmonte, Liber Insularum, éd. Sinner, c. xxiv; Tournefort, Voyage, t. I, p. 89; Dapper, Description de l Archipel, p. 184; Fiedler, Reisen, t. TI, p. 325; Ross, Inselreisen, t. I, p. 173, 1. 1), p. 39 (citadelle hellénique, pl. à la fin du t. I ; cf. un tombeau, ibid., t. II, p. 41 et Guhl et Koner , Leben der Griechen, lig. 147); Lacroix, Iles de la Grèce, p. 480; Pasch van Krienen, Beschreibung, éd. Ross, p. 50; Bursian, Geogr. von Griechenland, t. II, p. 512; Neumann et Partsch, Physikalische Geogr. von Griech., p. 130, 210, 392; Miliarakis, AeVrfov tî)ç tovoprari* xoù eOvo),. Gaip. 'EXXctSoç, 1884 (cf. du même, Tà KuxXaSixâ, 1874); Th. Bent, The Cyclades, p. 469 ; Villoison, Notices et extraits des mss., t. VIII, 2, p. 31 (bibliothèque) ; Mittheil. des deutschen lnstit t. I, p. 328 (description de lTle, inscriptions), t. IX, pl. 6 (sculptures de style carieu), t. XI, p. 15 (tombeaux); Revue arche'o/., 1867, t. 11, p. 143; 1887, t. II, p. 80. — Pour les inscriptions, voir C. 1. G., n» 2264; Add. vol. II, p. 1031; Roehl, Inscript, antiquiss., p. 109, 183; Ross, Arch. Aufs., t. II, p. 633; Inscr. graec. ined., II, n»* 112-144; 111, n°* 314-316 ; Leontieff, Monatsb. d. berl. Akad., 1854, p. 684; Baumeister, PhiloL, a, p. 383 ; Lenormant, Rhein. Mus., nouv. sér., t. XXII (cf. ibid., t. XXXIX); Annali delT lnstit., t. XIV, p. 153, t. XXXVI, p. 95; ’Eçyip.. ™v d>a^a0S>v, 24 mars 1866; àp'/ouo^i Tcîp. (3'* u° 77; AO^vatov, t. X, p. 533, Aie .

Ze.it., 1843, p. 107 ; Museo Italiano, t. 1, p. 255 ; Mnemosyne, 1887, art. 3 ; Mittheil. des d. Inst., t. I, p. 328; t. XI, p. 81, t. XII, p. 97; Bull, de Corresp. Hellén., t. VI, p. 187, t. VIII, p. 438, t. XII, p. 224. — Pour les monnaies, voir, outre Mionnet, Head et le catalogue des monnaies des îles par Wroth, P. Lambros, ’Eç-op.. àpXcuoX., mp. P', p. 352 ; P. Becker, Numismatische Zeitschrift de I îenne, t. II (1871). Quelle interminable bibliographie ! Et, dans tout cela, pas un livre

odéon ; c’est le troisième théâtre connu à Gortyne. Dans le voisinage immédiat était l'agora, comme l’ont prouvé de récentes découvertes épigraphiques. Une fouille tout accidentelle, sur Remplacement présumé de l’agora, a donné cinq fragments de grandes statues romaines en marbre, deux bustes d'empereurs et quatre tètes ; tous ces objets, avec d’autres sculptures de même provenance, sont entrés au Musée d’Héraclée *. A l’époque byzantine, l’agora devint une nécropole. Dans la quatrième livraison (vol. ll,puntata II) du Museo Italiano M. Halbherr a donné un compte rendu de ses nouvelles recherches (p. 561- 592), avec un plan de l’odéon et des ruines voisines (pl. VII), les détails du théâtre (pl. VIII) et un liermès de style archaïque, portant des traces de polychromie (pl. IX) ; M. Comparetti a publié et commenté de nouveaux fragments de la grande inscription et d’autres ayant appartenu à des textes de caractère analogue (p. 593-668) ; enfin, sous le titre d Iserizioni di varie città cretesi, le même savant a réuni des fragments épigraphiques archaïques, parmi lesquels un singulier texte dePraesos qui paraît être rédigé en langue phrygienne (p. 674)1 2 3. M. Comparetti l’attribue aux Étéocrétois, c’est-à-dire aux barbares qui faisaient le fond de la population de l’ile avant l’arrivée des Grecs.

— Le Syllogue d’Héraclée en Crète a bien voulu m’envoyer une petite brochure qu’il vient de publier et dont je transcris le titre complet : KaTâXoyoç t £>v èv tw p.coc£t’oj tou œtXexicaiBetmxoïJ SuXXivou 'HpaxXefou àpywi-r-.b:') eu ■npoeziyQr, r, v.oaz to XîjÇxv stcç 1887 Xoyo- Souix toü lïpoÉBpôu ’Iwaviç X<xt£i Scan; xai TOptypaiprj to3 èv ’Auviafii mtrfalou t^ç ElXeiGufaç (Héraclée, typographie Alexios, 1888). Celte brochure, qui fait le plus grand honneur à l’excellent Syllogue crétois, contient :

1° Un discours du président Chatzidakis, avec l’énumération des objets nouveaux acquis dans l’année par le Musée du Syllogue, vases peints, marbres et terres cuites, inscriptions, petits bronzes;

2° Un exposé des fouilles pratiquées dans la grotte d’Ilithye (cm;as B’ èv ’Ap.vi <jw, 30i te c7céoç EîXei6ufï)ç, Odyssée, XIX, v. 188). Strabon et Pausanias mentionnent encore cette caverne-sanctuaire, que Pashley et Spratt ont, cherchée en vain. On croit l’avoir découverte à 4 milles

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