I. Cf. Revue archèol., 1888, II, p
sans les accentuer; cela n'est commode que ipour l’éditeur. Parmi les fragments exhumés au mois de juillet, il y a un catalogue d'archontes de l'époque d’Auguste et une dédicace du v° siècle à Athéna Ergané (trouvée à l’ouest du Parthénon).
On continue à nettoyer le Parthénon en faisant disparaître les murs et plairas de basse époque; un travail analogue se poursuit dans l’enceinte d’Athéna Ergané. M. Lolling, en mettant en ordre le Musée épigraphique, a réussi de nouveau à rapprocher plusieurs fragments qui se complètent. On a transporté au Musée du Pirée les trouvailles de l’Asclépiéion et au Musée de Tripolitza celles de Mantinée.
Chez le marchand B. Nostrakis, l’Éphorie a fait confisquer un certain nombre de terres cuites recollées, restaurées et repeintes, un vase à figures rouges également arrangé et plusieurs autres objets de peu d’importance, entre autres une amphore à figures noires représentant une prothesis.
L’éphore G. Lampakis a été remplacé, dans la circonscription de Laconie, par M. P. Kastromenos, jusque-làéphore des îles.
Août 1888. — 1° Antiquités transportées au Musée central. — Grande stèle funéraire du me siècle, où l’on voit un jeune homme nu tenant un strigile et une fiole d’huile, accompagné de son chien. Cette stèle a servi une seconde fois à l’époque romaine, et l’on y a gravé alors l’inscription ’ÀyoïeoyAri xaïps (provenance : Thespies, 1884). — Autre stèle de même provenance, représentant une femme assise qui tient un oiseau ; elle a, comme la précédente, servi de nouveau à l’époque romaine. — Quinze vases de type mycénien trouvés dans de très anciens tombeaux à Épidaure (fouilles de M. Staïs). — Miroir en bronze, avec figure de femme en relief, confisqué à Patras. — Bas-reliefs, inscriptions, figurines et vases de Tanagre, etc. Le AsXtlov enregistre aussi, bien que ce ne soit pas un objet antique, un exemplaire de la médaille d'or frappée en commémoration de l’incendie de la flotte égyptienne devant Mélhone, le célèbre exploit d’André Miaoulis (don de M. Théodore Mavrocordatos àM. Tricoupis).
2° Fouilles et découvertes. — Les fouilles ont porté sur le terrain situé entre le Parthénon et le mur méridional de l’Acropole. Les trouvailles ont été rares : une tête barbue en tuf, de grandeur naturelle; une statuette en bronze de danseur : une tête archaïque en bronze de Méduse ; des fragments de vases peints avec inscriptions, entre autres la suivante : Sp-otpoç à'.lôsxEV -rsT ’AOsvaai.
A Mycènes, on a trouvé une pierre gravée où sont figurés deux lions, de petits objets en ivoire et une fibule de bronze. Il serait bien à désirer qu’un dessinateur ou un photographe de bonne volonté nous donnât le recueil des fibules en bronze des Musées d’Athènes, de celles du moins dont la provenance est connue; les renseignements que nous possédons sur cet important sujet sont malheureusement encore fort maigres.
M. Staïs a touillé à la vieille Épidaure (itaXouà ’EnlSxupo;) sept tombeaux creusés dans le roc, dont le mobilier et la disposition rappellent beaucoup ceux de Nauplie et de Mycènes. Parmi les objets, on signale des vases de style mycénien, une belle pointe de lance en bronze, des fusaïoles en argile, etc.
A trois quarts d’heure de la villa du Roi à Décélie (Tatoï), M. Munter, intendant du domaine royal, a découvert une inscription de la plus haute importance, qui complète un texte déjà publié dans le Corpus inscriptionum atticarum, t. II, n» 841 b. M. Lolling, qui en a donné la transcription, fait remarquer qu’elle enrichit singulièrement nos connaissances au sujet des dèmes et des phratries attiques. La place nous manque pour y insister ici1 2.
Septembre. — 1° Antiquités transportées au Musée central. — Une tète en marbre (grandeur naturelle) de Marsvas atlaché à l’arbre ; provenance : lralles (don du Dr Apostolidès). — Deux boucles d’oreilles en or terminées par des tètes de lion, objets confisqués chez un marchand d’antiquités à Lamia. — Lécythes blancs trouvés en 1887 à Érétrie.
2» Fouilles et découvertes. — Sur l’Acropole, les fouilles ont avancé vers l’enceinte d'Artémis Brauronia. On a trouvé fort peu de choses sur ce point. Les travaux exécutés sous le Musée actuel3 ont fait reparaître au jour une partie du mur cyclopéen de l’Acropole. On a aussi découvert trois tombeaux reposant sur le roc ; l’un d'eux contenait un vase du type mycénien.
A Mycènes, dix nouveaux tombeaux ont été fouillés: on signale, parmi les trouvailles, deux figurines en terre cuite peintes, d’un travail grossier mais curieux ; un couteau et quatre pointes de flèche en bronze ; une bague en or; treize pierres gravées analogues à celles que M. Milchhoefer a étudiées sous le nom d'Inselsteine; l’une d’elles porte deux lions qui rappellent, par leur attitude, ceux de la célèbre porte de Mycènes ; une autre, où est figuré un homme qui tient un taureau (?) par les cornes, ressemble à une des peintures murales trouvées à Tirynthe ; des pointes de lance et de flèche et des vases en bronze, dont l’un est orné de vingt et une tètes de bœuf en relief, etc. Ces découvertes sont-elles destinées à jeter quelque lumière sur l’obscure question de la civilisation mycénienne ?
A Akraephiae en Béotie, M. Holleaux a déblayé une construction circulaire qui paraît être la Tholos d’Apollon, mentionnée par Plutarque. Il a
1. Cette inscription a été l’éditée avec de longs commentaires par M. Buermann dans la Philotogische Wochenschrift, 1889, p. 223 et suiv., 238 et suiv,; par M. Pantazidès dans l”E?ï]u.ep'iç àp^ouoX., 1888, p. 1-20; cf. Haussoullier, Revue des Études grecques , 1888, p. 363.