Cf. Revue archéol., 1888, 11, p
découvert une statuette d’éphèbe en bronze et deux têtes archaïques, dont l’une reproduit le type usuel dit d’Apollon,
Parmi les inscriptions recueillies sur l’Acropole d’Athènes, il y a quelques fragments très archaïques qui sont publiés en fac-similé dans le A eXnov, On a trouvé deux nouveaux morceaux de l’inscription Gorp. inscript. attic., t. II, n° 49, qui se rapporte à la formation de la seconde ligue athénienne,
On continue à détruire les murs du moyen âge et de l’époque turque qui existent encore sur l’Acropole. Ce travail, commencé il y a dix ans par la destruction de la tour des Propylées, sera achevé avant la lin de 1 année courante; il ne restera plus alors sur l’Acropole d’autres vestiges des Barbares (Perses, Italiens, Turcs, etc.) que ceux des dégâts qu’ils y ont faits.
Octobre. — 1° Antiquités transportées au Musée centrai. — Fragment de statue représentant le Palladium (?), l’égide d’Athéna, un Gorgoneion et un serpent, avec 1 inscription IlpaUveXïj^ ’Aô^vatoç swoîsi1. Il ne s’agit pas du grand Praxitèle, mais d’un de ses descendants ou homonymes, déjà connu par d’autres inscriptions (Loewy, lnschriften griech. BildhaUér, n“s 318-319). Provenance : Lamia. — Sculptures découvertes dans les fouilles d’Éleusis. — Statue de Dionysos nu, plus grande que nature, mais mal conservée et de travail romain; trouvée à Athènes, près de lOlympieion. — Buste d’homme barbu, de même provenance. — Objets trouvés par l’École française à Akraephiae. — Collection de médailles frappées en 1887 pour commémorer le jubilé de la reine Victoria ; don de lord Jersey (la description de ces médailles était peut-être superflue dans un AeXvtov archéologique!)
2° Fouilles et découvertes. — Sur l’Acropole, les fouilles avancent le long du mur méridional, autour de l’angle sud-ouest du Parthénon. Le terrain est formé sur ce point de terres et de pierres rapportées après les guerres médiques, à l’époque de la construction du mur de l’Acropole dit de Cimon. On y a trouvé deux statues de femmes en marbre, du type et de la coloration ordinaires, un torse d’Athéna avec l’égide, une tète d'homme barbu, avec couleurs assez vives. Tous ces morceaux sont de style archaïque. On a encore recueilli, dans une partie du remblai qui avait été remaniée postérieurement, un fragment de bas-relief représentant une femme assise, qui fait partie de la frise de l’Érechthéion.
A Mycènes, un tombeau a donné de nombreux objets en ivoire, notamment des cylindres de destination inconnue, la partie supérieure d’une femme tenant une fleur, sculptée en relief, et une plaque bien conservée
1. Le fac-similé de cette inscription a été publié dans le AeXftov de 1883 (p. 32) ; la forme des caractères indique le i« siècle après J.-C.
portant un sphinx*. Il est presque inutile de signaler l’étroite analogie de ces découvertes avec celles qui ont été faites jadis à Spata.
M. Jamot, membre de l’École française d’Athènes, a commencé à fouiller le 4 octobre sur l’emplacement du sanctuaire des Muses à Thespies. 11 a trouvé de nombreuses inscriptions votives et les fondations du temple, avec des fragments d’architecture d’ordre ionique'1 2.
M. Lolling a recueilli plusieurs inscriptions encastrées dans le bastion dit d’Odysseus sur l’Acropole. Un bas-relief du m0 siècle représente Pan, dont la grotte se trouvait près de là : il porte, suivant la restitution de l’éditeur, une dédicace au dieu chèvre-pieds. Entre le temple de la Victoire Aptère et la porte de Beulé, on a trouvé dans un mur une inscription sloichédon en l'honneur de Médéios, conseiller d’Antigone et de son fils Démétrios. Ce Médéios est probablement identique au MrjSiaç de Larisse qui fut un compagnon du grand Alexandre. Sur une plaque de marbre trouvée au même endroit, on a lu un fragment d’un catalogue de villes du tribut hellespontique ; la ïcoXtç t&v 2epitneix!tSlv, qui y est mentionnée, n’était pas encore connue; c’est peut-être la ville actuelle de Serres. La découverte la plus importante est celle d’un décret concernant le temple d’Aphrodite Pandème, qui parait prouver que le sanctuaire de la déesse se trouvait bien près de cette entrée de l’Acropole3. Le décret est daté de 284/3 avant J.-C.
En construisant une maison près du Portique de l’Agora, on a trouvé une arcade en marbre de l’Hymette avec une inscription qui se traduit ainsi: « À l’Empereur T. Aelius Hadrien Antonin le Pieux, Hérode Atticus a dédié Yagoranomion, étant agoranomes Antipatros et Leukios, etc. » Cette découverte vient fort à propos confirmer l’opinion des topographes d’après lesquels la place située près du Portique d’Athéna Archégétis servait d’agora à l’époque romaine.
Au même endroit, on a découvert la base d’une statue de l’orateur Lycurgue, avec l’inscription AuxoOpyoç Aox6<ppovo; BouvctS?]?, Mentionnons encore un petit autel avec dédicace latine : Jovi optimo maximo et Veneri et Mercurio Heliupolitanis ; cette dernière épithète locale est intéressante.
A Akraephiae, M. Holleaux a découvert, dans une vieille église, une plaque de marbre portant copie du dicours de Néron, prononcé par ce fou4 à Corinthe en 67, lorsqu’il prétendit donner la liberté à la Grèce. Ce texte a déjà été publié et traduit plusieurs fois5 ; l’article que M. Holleaux