Cf. ’Eævjp. àpjjaio/,., 1888, gravure à la page
4. Cf. Léchât, Bull, de Corr. Hellén., t. XII, p. 430 et suiv. ; t. XIII, p. 132 et suivantes.
2° un taureau abattu, terrassé par deux lions à pieds de griffons ; 3° un groupe de trois géants ou un monstre à trois corps, dont l’interprétation est encore obscure1. Ces groupes sont d’un style tout à fait étrange, bizarre et brutal, qui rappelle celui de la frise d’Assos, où l’on rencontre d ailleurs des motifs semblables2. Deux d’entre eux ont dû servir de frontons à un temple. Quel était ce temple? Nous l’ignorons encore. Mais il semble bien qu’avant les guerres médiques, ou plutôt même, comme le dit M. Cawadias, avant l’époque des Pisistratides, il a dù exister sur 1 Acropole un grand temple en tuf de style asiatique. La conclusion de 1 éphore général mérite d’être citée3 : « Si nous rapprochons de là, dit-il, ce que nous ont appris les découvertes épigraphiques récentes, à savoir qu’Archermos de Chios et peut-être Théodore de Samos ont travaillé sur l’Acropole, qu’Endoios, le célèbre sculpteur d’Athènes, était ionien d’origine (voir plus bas), nous arriverons à la conclusion que la plastique est venue à Athènes de l’Asie Mineure; par l’entremise des îles de l’Archipel. »
Les fouilles de Tanagra et de Mycènes ont été interrompues. Celle de Thespies ont fait reparaître la scène du théâtre, analogue, semble-t-il, à celle d’Epidaure. Le mur du proscénium était orné de demi-colonnes doriques dont quatorze sont encore en place; la longueur de la scène est de 18m,10.
M. fougères, au nom de l’École française, a repris les fouilles de Mantinée. M. I. Kophiniotis a commencé des recherches sur le mont Lycone, près de Lerne, où il a découvert les restes d’un péribole, peut-être du temple d Artémis Orthia, avec de nombreux fragments de décoration en terre cuite et des morceaux d’une .statue colossale 4.
De belles inscriptions ont été exhumées sur l’Acropole. C’est d’abord une stèle en marbre pentélique avec la dédicace : ’AOrjvâca Msvsia àvÉOvixev o]nv5 6 ’tSoüaa àpe^v tîjç Oeoù. M. Foucart, qui a savamment commenté ce texte, a bien voulu faire remarquer que le mot àpc-tv) y est employé dans un sens inconnu des lexiques, mais que j’avais mis en lumière il y a plusieurs années dans un travail sur les arêtalogues = vertu miraculeuse, miracle, comme dans l’Évangile : et non f'ecit ibi virtutes mullas propter incredulitatem eorum) c.
t Un décret en l’honneur d’Oiniadès de Palaesciathos, daté de Tarchontat d’Euctémon, nous apprend l’existence d’un archonte annuel (?) institué par les Athéniens à Sciathos. L’auteur de la proposition, Diitréphès, est
1. M. Léchât y reconnaît (avec réserves) Typhon assistant en spectateur au combat d’Hercule et de Triton (Bull, de Cotr. Hellén., t. XUI, p. 136 et suiv.).