Eçyju. àp/aioL, 1888, p. 20 et suiv
acumine, dans Y ’Eœïjp-eptç quotidienne du 31 mai. Il est ordonné, dans cette partie du décret, que l’on consultera l’oracle de Delphes pour savoir s’il vaut mieux pour le peuple athénien qu’un territoire consacré aux divinités éleusiniennes, entre Éleusis et Mégare, soit affermé ou laisssé inculte. Le décret fixe le procédé d après lequel on doit consulter l’oracle. On demandera à la Pythie de choisir entre deux vases, l’un en or, l'autre en argent ; ces vases contiendront deux inscriptions gravées sur plomb, dont chacune formulera une des alternatives entre lesquelles on désire être fixé. Des précautions infinies sont prises en vue d’empêcher toute fraude. C’est un des textes les plus instructifs qu’on ait trouvés depuis longtemps et la restitution en est aussi certaine qu'ingénieuse.
— La belle lète d’Eubouleus, attribuée à Praxitèle1 2, a été publiée avec toute la perfection désirable dans la troisième livraison des AntiJce Denkmaeler (pl. XXXIV). Il existe au Louvre, dans la salle du Niobide de Soissons, une tète en marbre d’époque romaine qui ressemble assez à l’Eubouleusb
— Les mystères d’Éleusis — sujet qu’on ne traite plus guère — ont été l’objet d’un travail de A. Uebe (De Eleusiniorum administratione mysteriorum) et d’un ouvrage d’ensemble par M. N. Novosadski, qui a eu la malencontreuse idée de l’écrire en russe. On trouvera d’intéressants détails sur la noblesse sacerdotale d’Eleusis dans un récent livre de M. Toepffer intitulé Allische Genealogie (Berlin, 1889).
I carie. — U American Journal of Archaeology étant devenu l’organe officiel de l’École américaine d’Athènes, a commencé la publication des découvertes faites par les membres de cette école à Icarie 3. Parmi les textes épigraphiques, il faut signaler plusieurs opoi qui ont été fort bien commentés par M. Buck4. Le même archéologue a publié un intéressant article sur une stèle presque identique au prétendu Guerrier de Marathon, qui est la perle des trouvailles américaines à