‹ Chroniques d'OrientChapitre 226 sur 410 · Roberts, Introd. to greek epigraphj , n · texte numérisé non relu

Roberts, Introd. to greek epigraphj , n

Tégée. — Au mois de décembre 1888, MM. Bérard et Fougères ont commencé des fouilles dans l’enceinte du temple d’Athéna Aléa à Tégée. Parmi les inscriptions qu’ils ont découvertes, il en est une, datant de la fin du ve siècle, qui offre un grand intérêt : cest un règlement relatif au temple d’Athéna Aléa, aux droits de pâture dans les champs de la déeese, à la police des marchés, etc. Le dialecte est arcadien : on y trouve la forme tXsç, comparatif de zéXu, qui présente une curieuse analogie avec le latin plus, et la préposition iv pour èv. M. Bérard a donné (p. 289 et suiv.) un essai de traduction du texte, qui comporte de sérieuses difficultés.

— On a signalé depuis longtemps, comme des sculptures dues peut-être à Scopas lui-même, les fragments des frontons du temple d’Athéna Aléa à Tégée. Assez mal gravés dans plusieurs recueils, ils viennent d’être reproduits en photogravure — malheureusement d’après des moulages — dans les Anlike Denkmaeler (3e fascicule, pl. XXXV).

— La Chronique des Arts publie les lignes suivantes, traduites de la Kunstchronik de Leipzig (21 mars 1889) :

Le gouvernement saxon a proposé au Bundesrath que les morceaux importés en Allemagne et provenant des fouilles d’Olympie fussent laissés en toute propriété au gouvernement prussien, à la condition pour ce dernier de faire donner gratuitement à chacune des universités allemandes non prussiennes un exemplaire de la grande publication consacrée à Olvmpie, et de faire, sur un certain nombre d’autres exemplaires, un rabais de 40 pour 100. Les résultats des dernières fouilles, d’ailleurs, n’ont pas répondu à l’espérance qu’on avait eue d’abord. On n a guère trouvé qu’une demi-douzaine de torses de statues de l’époque romaine impériale, une table de marbre portant une inscription relative au culte olympique, une centaine de petits bronzes, parmi lesquels une seule statuette intéressante représentant un guerrier. Tout le reste des choses découvertes consiste en statuettes votives à peu près informes, d’hommes, de bœufs et de chevaux, en petits trépieds de bronze, fragments en or, débris décoratifs provenant de grands trépieds, pointes de lance et de flèche, morceaux de gouttières peintes et ornées avec des tètes de lion, dont quelques-unes en marbre, etc. Il faut y joindre des chapiteaux, des architraves, des triglyphes, des bases de colonnes, faites d’une matière calcaire, et gardant des traces de peinture. Le gouvernement saxon ajugé avec raison que ces divers objets, répartis dans les Musées, perdraient toute valeur, tandis qu’ils seraient capables de donner une idée intéressante de la civilisation grecque si on les réunissait dans un même ensemble.

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