‹ Chroniques d'OrientChapitre 229 sur 410 · HO · texte numérisé non relu

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rigueur, on pourrait lui faire un crime d’avoir attribué à Delphes (p. 64) un bas-relief qui se trouve à Thèbes, comme cela a été observé depuis longtemps dans les Mit theilungen (t. III, p. 414, n» 194). Mais il vaut mieux ne pas discuter avec un homme assez dépourvu d’éducation pour accuser de plagiat (p. 4), de mensonge (p. 5) et même de détournement (p, 45) des gens qui ont rendu à la science de bien autres services que lui1.

Un assez long travail sur le temple d’Apollon à Delphes a été publié par M. Middleton dans le Journal of Hellenic Studies (1888, p. £82-322) ; on y remarquera (p. 295) un essai de restitution de 1 omphalos d après les monuments figurés. M. Middleton a visité Delphes en 18/5 et y a pris des mesures; son essai repose donc en partie sur des recherches personnelles. Il est d’ailleurs peu au courant de ce qui a été déjà écrit sur le même sujet.

On ne lira pas sans intérêt un article de M. W.-R. Thayer dans la ISation du 24 janvier 1889, intitulé A trip to Delphi ; il se termine naturellement par un appel aux millionnaires américains, que l’on conjure de rendre à la lumière les restes du sanctuaire d’Apollon. Sous le titre bien yankee de Delphi in the market, la même revue a résumé une conférence faite à New-York, au mois de janvier 1889, par le professeur Norton d’Harvard, à la fin d’obtenir des souscriptions pour l’achat du territoire sacré2 : « Nous ne voulons pas dire Delphi dans 1 État de New-York, ni Delphi dans le Tennessee, ni Delphi dans 1 Indiana, ni Delphi dans le Montana, mais the original Delphi in Gree.ee. » Le gouvernement grec, au dire de M. Norton, aurait offert ces fouilles aux États-Unis lorsque le rejet du traité de commerce franco-grec eut interrompu les négociations avec la France3, mais il demandait, pour l’expropriation du village de Castri, la modique somme de 400,000 francs — de quoi permettre à tous les bakals castriotes de faire leur tour de stade en Victoria. Quatrevingt mille dollars ne se trouvent pas si aisément, même dans le pays des Jay Gould et des Vanderbilt, mais le projet de M. Norton suscite encore des difficultés plus sérieuses qu’il était réservé à un Américain de lui faire sentir.

— M. Sfillman a écrit à la Nation de Netf-York (28 mars 1889, p. 267) une lettre très sensée et très loyale, rappelant que l’École

1. Le même M. Pomtow prétend (p. 3) que les « fouilles françaises » de Délos, de Myrina et du Ptoïon ont été mal conduites, mais il n’apporte pas 1 ombre d’un argument à l’appui de cette triple impertinence.

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