‹ Chroniques d'OrientChapitre 230 sur 410 · Cf. Revue des Études grecques, 1888, p. 3S · texte numérisé non relu

Cf. Revue des Études grecques, 1888, p. 3S

française d’Athènes possède des droits incontestables sur l’emplacement de Delphes et que les Américains agiraient d’une façon peu courtoise en essayant de l’y supplanter aujourd’hui. Il ajoute que le seul bruit de cette intervention des millionnaires du Nouveau-Monde a eu pour effet d’augmenter au delà de toute mesure la valeur attribuée à leurs terrains par les Castriotes. « Lors de la dernière campagne de M. Foucart, écrit M. Stillman, les Castriotes calculèrent qu’il avait gagné 14,000,000 de francs (sic) en publiant les inscriptions découvertes par lui. » Je ne sais qui a donné ce renseignement à M. Stillman, mais s’il le tient de bonne source, il y a là un exemple bien amusant de la formation des légendes dorées en pays grec.

— On avait annoncé que la Société archéologique d’Athènes allait émettre, de concert avec V Unionbank de Vienne, un emprunt à lots de 4 millions, dont une partie serait consacrée aux fouilles de Delphes. Le gouvernement autrichien ayant interdit l’émission de cet emprunt, la Société devra chercher ailleurs des ressources, si elle veut absolument far da se.

DémétriA-S (Volo). — En démolissant l’enceinte turque de cette ville, on a découvert une importante inscription du il” siècle avant J.-C., décret honorifique rendu par la confédération des Magnètes, qui fait connaître pour la première fois l’hipparque et le navarcue de la ligue1.

J’ai copié autrefois à Volo, chez M. Robert, consul de France, deux courtes inscriptions que je donne ici, sans être certain qu’elles n’aient pas été publiées ailleurs :

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