‹ Chroniques d'OrientChapitre 235 sur 410 · Bull, de Corresp. Hellén., t. XIII, pl. VII, p · texte numérisé non relu

Bull, de Corresp. Hellén., t. XIII, pl. VII, p

— On doit à M. Fougères la publication d’une série de proxénies et de décrets honorifiques qu’il a découverts à Délos en 1886 *. L’un de ces textes est fort intéressant : c'est un décret voté par un synode d’Égyptiens établis à Délos, en l’honneur de deux bienfaiteurs. M. Fougères a aussi retrouvé la seconde partie du décret des clérouques de Délos en l’honneur du poète Amphiclès, dont le début avait été publié par M. Homolle. Un décret d'Oropos, découvert par M. Léonardos dans le téménosd’Amphiaraos, donne des détails complémentaires sur Amphiclès, qui avait aussi fait des lectures (à/.poâastç) dans cette ville. Le commentaire de M. Fougères est riche en faits nouveaux et très habilement présenté.

Antiparos. — Le Musée Britannique a acquis un vase très archaïque fait à la main, percé de trous de suspension sur le pourtour, qui a été découvert dans une tombe d’Antiparos1 2.

Amorgos. — M. Collignon a fait connaître dans le Bulletin de Correspondance Hellénique trois tètes en marbre trouvées à Amorgos par les membres de l’École française et récemment entrées au Musée central d’Athènes3 4. Les deux premières, découvertes ensemble à Arcésiné, représentent sans doute Esculape et Hygie; mais M. Collignon, fidèle à l'opinion d’Overbeck qu’il a soutenue dans les Monuments de Rayet à propos de l’Eseulape Blacas, considère la tête virile comme un Zeus et ne se prononce pas sur l’attribution de la tête féminine. Il semble pourtant bien certain que cette seconde tête est celle d’une Hygie, ce qui rend infiniment probable que la première est celle d’Esculape. M. Collignon n’a pas exprimé d'avis sur le style de cette tète féminine, qui, à en juger par l’héliogravure, est fert belle. Quant à la troisième tête, qui provient de Minoa, où elle a été découverte par M. Deschamps, elle est remarquable par la couronne de lierre dont la chevelure est ceinte; c’est vraisemblablement un portrait, peut-être celui d’une poétesse ou d'une femme qui avait bien mérité de Dionysos *.

— M. Ernest-A. Gardner écrit dans YAthenaeum, (12 janvier 1889, p. 57) : « Les lecteurs anglais apprendront avec intérêt qu’on a trouvé à Amorgos et transporté au Musée central une tête en marbre (avec

1. Bull, de Corresp. Heltén., t. XIII, p. 229; cf. t. XI, p. 244.

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