Philol. Woch., 1888, p
la Commission impériale archéologique. Les résultals de ces recherches sont vraiment moins connus chez nous que si elles se poursuivaient en Californie.
Thasos. — M. Christidis m'envoie la copie d’une inscription qui a été récemment déeouverle à Thasos; elle est gravée sur une stèle à fronton ornée de palmettes.
«UAPNAKHI TIMOKAEI AOT EPMAI2 «PAPNAKOT <t>IAOTPO<t>E XAIPE EAENH TIMOKAEIAOT
Délos'. — Dans le téménos d’Apollon à Délos, M. Homolle a découvert une hase de statue encore en place, qui porte sur le côté gauche une inscription très archaïque :
/■[J{p]txapt!oY)ç I à • v=9sx= ho ■ NâAiioç : soissaç1 2.
C’est la seconde fois que l’on trouve le digamma dans une inscription naxienne. D’après les restes des pieds encore adhérents au piédestal, on voit que la statue appartenait au type archaïque de l’homme nu, comme l’Apollon colossal consacré par les Naxiens et d’autres fragments également recueillis à Délos. On a nié que ces statues représentassent des Apollons, mais la découverte de M. Homolle prouve qu’on est allé trop loin dans cette réaction contre l’opinion anciennement admise. Sur la base sont sculptés une tête de bélier, animal qu’on trouve souvent en rapports avec Apollon, et deux Gorgoneia de type archaïque; c’est le plus ancien exemple connu de la réunion de la Gorgone avec Apollon. M. Homolle pense que l’inscription d’Iphicartidèsest la plus ancienne signature d’artiste que nous possédions.
— M. Paris a publié 3 une statue archaïque de la série des Artémis, qui diffère par le costume de celles qui étaient connues jusqu’à présent. L’auteur de la découverte et de l’article se trompe certainement en la croyant plus archaïque que les statues exhumées par M. Homolle ; les rapports qu’il croit trouver entre cette œuvre et le fameux xoanon de Nicandra ne me paraissent pas du tout évidents.
1. Il a paru deux nouveaux ouvrages sur Délos : G. Attinger, Beitrüge zur Geschichte der Insel De/os, 1888, et Valerianus de Schœffer, De Dell insulae rebus, 1889.