Miltheil. des d.Instit., t. XIII, p
4. Mêlas serait un héros local de Chios, et non pas un sculpteur, malgré le témoignage de Pline. Cette explication est due à M. Schoell.
habitants de Chios conduisirent contre Alyaltes une guerre heureuse, qui se termina vers 600; la Nike de Délos aurait été sculptée pour célébrer leur victoire. Archermos serait l’inventeur du motif de la posture agenouillée , destiné à représenter l’action du saut 1 ; les vers du Bouclier d' Hercule (217, 218, 223), qui font allusion à cette attitude, ne seraient pas antérieurs à latin du vne siècle. Si la restitution de M. Six est exacte, il faut renoncer à considérer Archermos comme l’auteur de la Victoire de Délos, qui serait l’œuvre de son fils Mikkiadès. M. Lolling a combattu la lecture de M. Six et proposé la suivante8 : Mnc/,iâ[8ï;ç toS’ ayaXjp.» jtscXov [p,’ àviSupts-xai' ùioç] vAp^£p- [j.oq (<j)o[<p]fvj<7iv 'Exï]66[Xw s'ATsXsaavTsç] , ol Xïoi, MéXavoç Travpwtov aar[ tu v£(j.9Vtsç]. Le véritable texte est encore, croyons-nous, à découvrir.
— Dans un bon vieux livre intitulé : Voyages en Orient de Vannée / 821 à l'année 1 829, par V. Fontanier (Paris, Librairie universelle, 1829) 3, je trouve à la page 279 le passage suivant, qui est bien curieux; je voudrais que l’on put m’expliquer les lignes que j’imprime en italiques, car je ne connais pas de découverte faite au début de ce siècle qui les justifie :
Nous demandâmes à Nio s’il ne serait pas possible d’acheter quelques antiquités, et l’on nous conduisit chez un habitant qui en possédait bon nombre. C’étaient des camées et des pierres gravées de la plus grande beauté; malheureusement, nous ne pûmes nous entendre sur le prix. Cet homme nous montra en outre de petites statues en terre cuite qu’il avait extraites de tombeaux situés près de la ville. Ces statues ressemblaient à celles que l’on découvre encore à Délos, mais elles ne portaient pas comme plusieurs de ces dernières des hiéroglyphes égyptiens ; elles représentaient des figures humaines habillées d’une longue robe qui serrait leurs bras autour du corps ; les pieds étaient l’un contre l’autre sur un piédestal; la tète était couverte d’un voile tombant sur la poitrine : on ne voyait que la figure, dont le nez était très proéminent. Toutes étaient d’ailleurs d’un travail fort grossier, de différentes grandeurs, mais dépassant rarement un pied-de-roi.
La page suivante (260) contient encore quelques détails intéressants :
Pendant que j’étais à Santorin, un homme vint m’offrir deux tètes de statues qu’il avait trouvées à Amorgo ; l’une était fort belle, de demi-
d. Cf. ce que j’ai dit à ce sujet dans la Revue archéologique, 1887, I, p. 106.