EçpyjnEptç àp/acoX-, 1888, p
3. La Bibliothèque du Musée de Saiut-Germain doit un exemplaire de ce rare ouvrage à la libéralité de Mme la générale Cahier,
grandeur, et représentait un vieillard portant une barbe et la tête ceinte de lauriers. Il était du plus beau marbre de Paros ; l’autre était d’un dessin moins correct et représentait un enfant. On avait également trouvé à Nymphia plusieurs statues de grandeur naturelle, et M. Albi en possédait dans son cabinet. Un marin me dit qu’ayant relâché à Sikino, il avait vu une statue nue, couchée sur le rivage, mais qu’il n’avait pas cru utile de l’enlever.
Où est cette statue de Sikinos ? Où sont les têtes d’Amorgos? Récompense honorable à qui les retrouvera.
Lesbos, — M. Curtius a présenté à la Société archéologique de Berlin des plans d’Arisba et d’Éresos dressés par M. IColdewey, qui a soigneusement étudié les fortifications de ces deux villes *.
— Sous le titre Rom und Mytilene (Leipzig, 1888), M. C. Cichorius a publié et commenté deux importantes inscriptions trouvées par lui dans la citadelle de Mételin, un sénatus-consulte et un rescrit impérial, qui éclairent les relations de l’ile avec l’empereur Auguste. Il a remarqué dans la citadelle turque toute une série de blocs, appartenant au même ensemble de textes, dont la partie inscrite est dissimulée et que les autorités locales ne lui ont pas permis de dégager des murs. Il serait sans doute facile à Hamdi-Bey d’obtenir que ce petit travail fût fait aux frais de son Musée, qui s’enrichirait ainsi et enrichirait la science de documents historiques intéressants.
— De nouvelles inscriptions, entre autres un cadastre déjà publié en partie dans le Bulletin de Correspondance Hellénique (t. IY, p. 415-22), ont été communiquées aux Mittheilungen d’Athènes (t. XIII, p. 42-80) par M. Cichorius. D’autres textes se rapportent au rhéteur Potamon, fils de Lesbonax, bien connu déjà par l’épigraphie lesbienne1 2 3. Il y a aussi plusieurs dédicaces en l’honneur du grand Pompée.
O nimiurn felix aeterno nomine Lesbos !
Sive doces populos regesque admittere Magnum,
Seu praestas mihi sola fidem!
Le nom de Ilpoka, qui se rencontre dans une inscription, est intéressant, car il se trouve aussi dans les poésies de Crinagoras de Mitylène, où l’on avait supposé à tort qu’il s’agissait d’une Romaine nommée Prima. Peut-être la Ilpwva de l’inscription publiée par M. Cichorius est-elle même identique à celle de Crinagoras 3.