Philol. Woch., 1889, p
3. Papers of the American School, t. II et III. Je ne sais quel savant disait qu'il faudrait pendre de temps en temps, pour l’exemple, les auteurs de livres qui n’en font pas les index. M. Sterrett est de ceux-là, et si je ne demande pas qu’on le pende, j’insiste du moins pour qu’il ne récidive pas.
4. Leaflets from the notebook of an archaeological trave/er in Asia Minor , Austin (Texas), 1889. Extrait du Bulletin of the University of Texas.
myre et Hama fait honneur à son enlhousiasme d’épigraphisfe. Il a 1 arcouru des régions où pas un giaour n’avait mis les pieds avant lui ; il a dix fois risqué sa vie pour copier quelques inscriptions nouvelles et si 1 on peut dire que d autres ont mieux commenté les textes qu’ils ont découverts, on reconnaîtra que personne n’a fait avec plus de courage et de conscience son métier de voyageur archéologue. Et puis, n y a-t-il pas quelque chose de touchant à voir les citoyens du Nouveau Monde se passionner de la sorte pour les vestiges delà vieille civilisation gréco-romaine ? Il ne manquait plus que cet hommage venu de très loin à la reine sans couronne dont nous sommes les dévoués serviteurs.
M. Henry Haynes a montré1 2 que deux épigrammes publiées par M. Sterrett [Paper*, t. II, p. 243 et 245), d’après les copies d’un médecin grec, sont purement et simplement empruntées à V Anthologie Palatine (XIV, 5, 35, 58). Ce médecin s’est gaussé du piXôpSoç, qui a le droit de le tenir désormais pour un \rniv. aoaç.
La Nation de New-\ ork a a publié une bonne analyse des voyages de M. Sterrett en Asie Mineure. Quelle est celle de nos revues à Lusage du grand public où l’on trouverait des comptes rendus analogues? L 'écrivain anonyme de la Nation a pourtant eu grand tort de condamner in globo comme « superficielles et inexactes » les recherches des archéologues français en Asie Mineure au cours de ces dix dernières
années. Cette accusation est une mauvaise plaisanterie. Que MM. Sterrett et Ramsay aient mieux lu certaines inscriptions que ne l’avaient fait avant eux MM. Collignon etDuchesne, cela n’a rien qui doive surprendre, car il est bien rare qu’un texte difficile puisse être copié d’une manière définitive par ceux qui le copient les premiers. Méconnaître cela, c est grimper sur les épaules des gens pour leur donner des coups de pied dans les rems. Mommsen 6 iravu s’est très justement moqué de ceux qui croient devoir annoncer au monde, tibiis tubisque concinentibus, qu’ils ont lu un R là où leurs prédécesseurs ignares avaient lu un B3. Epigraphisfes, le plus malin d’entre nous pèche sept fois
1. r/ie Nation (New- York), 1888, p. 376. Voir aussi un bon compterendu critique du meme ouvrage dans l 'Athenaeum, 1888, p. 704. L’auteur anonyme
e ce compte rendu, qui est M. Ramsay, fait observer que l’identification de Lystra avec Ivhatyn-Seraï est due à une heureuse conjecture de Leake. Le critique corrige en passant beaucoup d’erreurs de détail dans les transcriplons de IL Sterrett, mais il sait et dit mieux que personne que ces quelques taches n affectent en rien le mérite du jeune voyageur américain.