Mitlheil des d. Inst, in Athen, t. XIII, p
2. P. Herrmann, Dus Grciberfeld von Marion auf Cypern, 488 Winckelmanns-
programm, Berlin, Reimer, 1888.
avec soin et que les planches photographiques qui l’accompagnent rendront service. L’auteur a signalé, dans le op ôjasç d’un hypogée du VIe siècle, une slatuelte en marbre du type de V Apollon de Ténèa\ celte découverte montre une fois de plus que le type en question a servi, quoique non exclusivement, pour les statues funéraires.
— M. Claude Délavai Cobham a fait paraître à Nicosie la seconde édition d'une utile Bibliography of Cyprus, où les indications archéologiques sont assez complètes.
Ithaque. — On doit à M. de Warsberg un ouvrage de grand luxe sur Ithaque (Vienne, 1887), avec cinq chromolithographies, une carte et quarante photogravures. Je ne l'ai point vu.
— L’inscription archaïque d’Ithaque publiée par MM. Comparetli, Roehl et Roberts ( Tntrod . to Greeh epigraphy, p. 30), inspire à M. le comte d’Orcet les réflexions suivantes, dont nous ne voulons pas priver nos lecteui’s :
La photographie de cette épigraphe a été envoyée au professeur Comparetti, de Florence, qui n’a pas même réussi à l’épeler. Si on l’avait trouvée en Italie, on n’aurait pas manqué de l’attribuer à un dialecte touranien, mais en Grèce, on n’ose pas dire que ce ne soit pas du grec, et en effet, c’est de l’éolien, pas des plus anciens, écrit à l’ancienne mode. Il est divisé en mots sensiblement trilitères, auxquels il faut ajouter les voyelles absentes. On a alors, en grec très intelligible :
DANAc STeGe . Sa Re le le KeLTa
MaïE ■ RASse . TAFe . Foi Noïî.
TwFe . Ro . OZE • REe A/M»
« Danaë, sous son toit, frictionne le cavalier lanceur de traits (Phébus). »
« Il désire qu'elle recolore son pourpre (sang) qui s’est arrêté. »
« Ce sang qui s’est putréfié dans la stagnation, elle l’agite, il coule. »
Du moment qu’on a traduit une de ces épigraphes, on les a traduites toutes, car elles roulent constammment sur le même sujet : le bain quotidien que prend le Celte lanceur de traits, ou Phébus, chez Danaë qui t’héberge la nuit et lui rend sa vigueur première par un massage. Cette scène est représentée au naturel à Versailles, dans les fameux bains d’Apollon. Elle est le symbole de la résurrection de l’homme et variée à l’infini; elle servait de devise maçonnique à chaque fratrie ou tribu; aussi la retrouve-t-on dans tous les cimetières celto-grecs de la Grèce, d'Italie et des Gaules.
Ces belles choses ont paru dans la revue intitulée L’Orient (Paris, 19 mai 1889, p. 624). M. le comte d’Orcet s’est déjà rendu célèbre
dans le monde scientifique par sa collaboration à la « Mission archéologique en Tunisie ». publiée en 1881 par M. le comte d’Hérisson1 2.
Pylos. — On lit dans la Chronique des Arts du 16 février 1889 :
Le docteur Schliemann vient de rentrer à Athènes, sans avoir pu découvrir le palais de Nestor à Pylos, ni aucune trace d’édifices anciens sur le ICoryphasion ou Acropole de cette ville. En revanche, il a trouvé vers le nord-est de la montagne une excavation qu’il croit être celle qui est mentionnée dans les mythes d’Hermès et d’Apollon. Au sommet de la colline de Sphacteria, il a trouvé un mur polygonal d’une époque indéterminée, et qui doit avoir eu une hauteur colossale, à en juger par l’énormité des pierres.
M. Schliemann a aussi exploré, mais sans succès, les emplacements de Kalamae, Amyclée et Thérapnée
Malte. — Au mois de février 1888, on a découvert à Malte les fondations d’une villa grecque qui ont été relevées et publiées par M. Caruana dans V American Journal (1888, p. 450). Un détail intéressant est un pressoir à huile, analogue à ceux dont on a trouvé les restes dans l’Afrique du nord.
— Comme les publications épigraphiques de M. Sterrett3 4 s’adressent surtout à un public d’érudits, l’auteur a eu la bonne idée d’exposer, à l'usage des profanes, les principaux résultats des récentes explorations en Asie Mineure, en les faisant précéder de quelques sages conseils sur la manière de voyager en pays turc'’. On ne lira pas sans plaisir ces pages vivantes, écrites dans une langue tantôt familière et semée de yankismes, tantôt élevée jusqu’à l’éloquence. M. Sterrett a raconté la découverte, ou plutôt la re-découverte, de l’édit d’Orcistus à Alikel, celle de l’épitaphe de saint Abercius, des sites de Lystra et d’Isaura Nova, etc. Il insiste avec raison sur l’honneur qu’il y aurait pour un Musée à s’assurer la possession de cette pierre de Lystra, vue et peut-être touchée par saint Paul, où est inscrite une dédicace à Au guste. Ce qu’il dit des milliaires romains dans le désert entre Pal-