American Journal of Archaeology, 1888, p. 413, pl. X1V-XV
résidant à Leipzig, M. P. Herfurth, les photographies de quelques très beaux spécimens de Myrina, acquis par lui à Constantinople ; ces photographies sont déposées au Musée de Saint-Germain i 2.
Terres cuites d’Asie Mineure (ci-devant dites d’). — Le 15 et le 16 février 1889, on a vendu à l’Hôtel Drouot une collection d’antiquités comprenant un bon nombre de terres cuites; voici quelques-uns des prix atteints par ces objets® :
115. Grande figurine de Tanagra, jeune fille assise sur un rocher et jouant de la flûte traversière; cheveux ornés d’une triple bandelette, chiton sans manches, manteau replié autour des jambes croisées: 1,720 fr. —
116. Jeune fille assise sur un rocher et tenant dans sa main gauche abaissée une cithare : attitude penchée, chiton talaire dont la spallière glissant le long du bras découvre le sein gauche ; manteau en écharpe : 870 fr. —
117. Pan et Bacchante, assis côte à côte sur un rocher; la Bacchante, la tète couronnée de fleurs et de feuilles, se penche sur l’épaule de Pan. Elle tient un masque de Satyre; près du rocher, lasyrinx et une amphore cannelée : 700 fr. — 118. Papposilène portant une Bacchante sur son dos : t ,500 fr. 3.
Les n08 115 et 116, donnés comme provenant de Tanagra et photographiés dans le catalogue publié chez M. l’expert Hoffmann, ne ressemblent guère aux figurines béotiennes dont l’origine est connue avec certitude. Quant aux nos 117 et 118, ils appartiennent à la série des groupes autrefois dits asiatiques. J’écris autrefois, parce que, dans le catalogue en question, la description de ces objets nîest suivie d’aucune indication de provenance. Singulières vicissitudes des choses figulines! Le même éditeur-expert a publié en 1888 deux catalogues que j’ai sous les yeux; dans chacun sont reproduits plusieurs groupes de style et de facfure identiques. Or, dans le catalogue du 14 mars 1888, les groupes (p. 25 et 26) sont attribués à l’Asie Mineure-, dans celui du 30 mai, ils sont donnés comme tanagréens (p. 26); enfin, dans celui du 14 février 1889, ils sont dépourvus de toute étiquette. En 1887, dans une brochure qui fit quelque bruit, on affirmait que les groupes étaient asiatiques et qu’on connaissait leur provenance exacte sans avoir le droit de l’indiquer ; maintenant, on va répétant que l’Asie Mineure et les groupes n’ont rien de commun et que la né-