Classical Review, 1888, p
4. Cf. Philol. Woch., 1889, p. 422. — M. Contoléon a publié un article sur les antiquités de Tralles dans le NEol.oyoç de 1888, n» 5842.
Dans la fouille qu'il a entreprise à Tralles avec M. Humann, en 1888, le docteur Doerpfeld a découvert une partie du théâtre, le seul édifice de cette ancienne cité qui se soit conservé. C’est une construction assez incohérente, qui a été très altérée par les Romains. Les sièges sont formés de deux pierres, dont l’une sert de tabouret. On a trouvé des colonnes d’une forme particulière supportant le proscénium.
M. Dém. Baltazzi m’a envoyé la photographie d’un beau torse d’adolescent en marbre qui a récemment été découvert à Tralles et transporté à Tehinli-Kiosk. Il appartient probablement à la statue dont M. Collignon a fait connaître la tête dans la Revue archéologique de 1888 (pl. XIV).
Koula. — Deux nouvelles dédicaces de cette provenance, à Anaeitis et à Mên Tiamou, ont 'été publiées par M. Hicks dans la Classical Review (1889, p. 69).
— M. Mommsen a fait connaître dans les Mittheilungen d’Athènes (t. XIII, p. 18) un curieux bas-relief de Koula, qui représente un cavalier, la lance en arrêt, s’avançant vers une femme debout audessous de laquelle est écrit le mot TE PM AN IA . L’inscription est, à ce qu’il semble, une dédicace à Germanicus, mais la rédaction en est singulièrement incorrecte. L’original a été acquis à Smyrne pour le Musée de Trieste.
Iasos. — MM. Cousin et Diehl ont donné au Bulletin de Correspondance Hellénique (t. XIII, p. 23 et suiv.) deux nouveaux décrets de Iasos. L’un d’eux confère la proxénie à un certain Olympichos, qui paraît être le fils et le successeur d’un dynaste d’Asie mentionné par Polybe (V, 90) ; le second remercie les Rhodiens pour l’envoi de juges à Iasos. On trouvera encore de nouvelles inscriptions de cette provenance dans le Journal of Hellenic Studies (1888, p. 338); les originaux sont au Musée de Tchinli-Iviosk b
Panamap.a. — MM. Deschamps et Cousin ont continué la publication du trésor épigraphique qu’ils ont découvert à Baïaca, dans les ruines du temple de Zeus Panamaros b Beaucoup de dédicaces qu’ils ont fait connaître indiquent que tel ou tel fidèle a consacré au dieu sa chevelure ; à ce propos, ils ont dressé la liste des villes antiques où Ton trouve des traces du même usage.
t. Une de ces inscriptions (ibid., p. 342) fait connaître le mois 'ASwviwv du calendrier d’Iasos.
2. Bull, de Çorr. Hellén., t. XII, p. 479; cf. t. XI, p. 373; t. XII, p. 82, 249.
CHRONIQUE D'ORIENT (1889) [9r 132-3]
Theangela. — M. Newton avait supposé que Theangela se retrouvait à Assarlik. Des fouilles récentes ont permis à M. Paton d’établir que le site de cette ville ancienne est Keneir, localité décrite dans les Mittheilungen (t. XII, p. 335) par M. Judeich. M. Smith nous apprend qu’un torse archaïque en marbre, représentant une femme qui presse une colombe sur sa poitrine, a passé récemment de Theangela au Musée Britannique
Lycie'. — Le deuxième volume des Reisen in Lykien (expédition autrichienne de 1882) a été publié en 1889 par les soins de MM. E. Petersen et E. von Luschan, assistés de MM. Loewy, Studniczka, Schneider et Benndorf *. Il est accompagné de vignettes et de planches d’héliogravure qui sont presque toutes ce que l’on peut rêver de plus parfait. L’ouvrage renferme un bon nombre de textes inédits, notamment ceux de Rhodiapolis. Spratt, Forbes et Daniell, qui ont découvert cette ville, y avaient signalé une grande inscription dont ils n’avaient pu prendre copie. M. Loewy a été plus heureux ; il a déchiffré et transcrit des textes disséminés sur une trentaine de gros blocs qui appartenaient à la façade d’un édicule in antis , restauré en élévation par M. Petersen (vignette à la p. 76). Cette collection, dont l’impression en caractères épigraphiques n’occupe pas moins de 20 pages (p. 82-101), comprend 64 documents, entre autres 12 lettres impériales, 19 lettres de gouverneurs et de procurateurs romains et 33 décrets de l’assemblée des Lyciens, tous en l’honneur d’un seul bienfaiteur, Opramoas, déjà connu par d’autres inscriptions lyciennes, et réunis, comme les pièces d’un dépôt d’archives, sur les parois extérieures de l’édifice construit à cet effet par Opramoas. Le monument ainsi élevé à sa gloire devait, sans doute, lui servir d ’héroon. Ce petit Corpus a été très savamment commenté par M. Loewy ; on y trouve quantité de détails nouveaux et importants, entre autres sur l’organisation mal connue du xctvov Au xtwv.
— M. Benndorf a publié, dans le Jahrbuch des Musées autrichiens (t. XI, p. 1-134), le commencement d’un travail sur l’héroon de Gjôlbaschi (Trysa), dont les sculptures ont été transportées à Vienne
'1. Classical Review, 1889, p. 139. Les inscriptions de Theangela ont été publiées par M. Hicks dans le même recueil, p. 234-237.
2. Voir Treuber, Geschichte der Lykier, avec une bonne carte, Stuttgart, 1887, et les Beitraege zur Geschichte der Lykier, du même, Tubingue, 1888.
3. Reisen in Lykien, Mi/yas und Kibyratis, Vienne, Gerold's Sohn, 1889, petit in-fol. de 248 p. avec 40 planches d'héliogravure. Prix : 187 fr. 50 (! ! !) — Cf. mon compte rendu dans la Revue critique, 1889, I, p. 107.
il y a quelques années. Ce mémoire, que l’on attendait depuis assez longtemps, est accompagné de 34 planches et de 134 vignettes. L’exécution des planches est fort belle et fait honneur aux graveurs viennois.
— Une note sur la carte de la Lycie-Pamphylie, rectificative de la carte de M. Kiepert, a été lue par M. Ramsay à la Société géographique de Londres (mars 1888).
— M. Hirschfeld a montré que la Lycie, le pays des tombeaux •/.ai é^o^v, a fourni le modèle des inscriptions funéraires avec indi. cations d’amendes, exigibles de celui qui aurait violé une sépulture ou contrevenu en quelque manière aux volontés du défunt '. U a donné à ce propos une liste très utile de 340 inscriptions qui forment la série étudiée par lui et un classement des inscriptions suivant le chiffre des amendes, qui varie de 100 deniers à 3,000,000. Ce dernier chiffre est celui d’une épitaphe de Gallipoli ; il s’agit sans doute de 500 solidi à 6,000 deniers chacun.
Lydae. — M. Th. Bent a retrouvé l'emplacement de cette ville lycienne2 et en a rapporté plusieurs objets qu’il a donnés au Musée Britannique, entre autres des fragments d’un sarcophage en marbre représentant les travaux d’Hercule et des morceaux d’un autre sarcophage où figurent des perdrix au milieu de fleurs1.
Phrygie. — M. Ramsay a publié un plan et une restauration du tombeau des Lions découvert par lui en 1881 près de Bey-Keui4. La face extérieure du sud était décorée de deux lions affrontés debout, tout à fait analogues à ceux de la porte de Mycènes, bien que d’un travail fort supérieur. Celle de l’ouest portait le bas-relief que nous avons déjà décrit (plus haut, 1887, II, p. 355) ; il nous semble que la Gorgone qui forme le centre de ce tableau (Journ. Bell. Stud., 1888, p. 363), présente elle-même quelque analogie avec le motif central d’une peinture murale découverte à Mycènes (’Efïjp.. àpy., 1887,
t. Hirschfeld, Ueber die griechischen Grabschriften we/che Geldstrafen anord. nen, dans les Koenigsberger Studien, 1887, p. 83-144. Cf. mon compte rendu de ce travail dans la Revue critique , 1888, I, p. 269, et celui de M. Hager dans 1 ’Academy, 1889, I, p. 223. Voir aussi O. Treuber, Wesen der Grâberbussen Lykiens, ihr Verhciltniss zu den übrigeniin griechischer Sprache und zu den roemischen , programme du Gymnase de Tubingue, 1888.