Cf. Revue archéol., 1887, II, p. 336; 1838, I, p
nécessité choisir entre deux hypothèses : ou bien l’invasion dorienne a été placée beaucoup trop haut, ou bien M. Ramsay se trompe en insistant sur le caractère progressif de l'art phrygien et la porte des Lions de Mycènes, plus ancienne peut-être que le tombeau de Bey-Keui, appartiendrait non pas au vme, mais au xie ou au xii6 siècle avant J.-C.
La légende du Phrygien Pélops traversant la mer dans son chariot et celle de l’Égyptien Danaüs s’établissant à Argos semblent prouver à M. Ramsay que des rapports suivis existèrent, au vme et au vne siècle, entre Argos et la Plirygie d'une part, l’Égypte et Argos de l’autre. Mais les objets de style égyptien trouvés dans les tombes de Mycènes sont bien antérieurs au vme siècle. M. Montelius a récemment publié un glaive égyptien en bronze, portant le nom d’Amenhotep (vers 1600 av. J.-C.), où sont incrustés des motifs tout à fait analogues à ceux des célèbres poignards de Mycènes1 2, entre autres des lions bondissant. D’après M. Furtwaengler’, ce serait donc au xvne siècle avant J.-C. qu’il faudrait rapporter les tombes découvertes par M. Schliemann ! Cette conclusion peut paraître prématurée, car rien ne prouve que les poignards en question ne soient pas fort antérieurs à la tombe où ils ont été placés. Mais entre le vine et le xvne siècle, quel grande mortalis aevi spatium! Rien ne prouve mieux que ces divergences d’opinion à quel point nous sommes encore ignorants et combien les monuments seuls, sans le secours des textes, sont incapables de fixer la chronologie.
— On doit encore à M. Ramsay une série d’intéressants articles dans YExpositor de 1888 sur l’établissement du christianisme en Plirygie3 et un mémoire sur les inscriptions phrygiennes d’époque romaine inséré dans la Zeitschrift de Kuhn (t. XXVIII, p. 381-400).
— MM. Cousin et Bielil ont donné au Bulletin (1889, p. 332) trois inscriptions de Cibyra et un long texte de Karayuk-Bazar, qu’ils ont cru pouvoir attribuer à la ville d’Ériza4.
Celaenae Apamée. — Cet emplacement a été l’objet d’une étude de M. Hogarth ( Journal of Hellenic Studies, 1888, p. 343-349), qui